02 septembre 2006

Après 5 jours...

J'ai un peu tardé à donner des nouvelles, mais je ne m'attendais pas à un démarrage sur les chapeaux de roues comme cela a été le cas dès le premier jour! Avec les journées de boulot bien remplies et la nuit qui tombe très tôt vers 18h30 qui fait que l'on mange tôt, il ne reste pas beaucoup de temps pour se poser un peu! L'Internet est en plus extrêmement lent (plus d'1h pour télécharger un pauvre fichier de 14Mo), et hier matin, alors que j'étais venu plus tôt pour m'occuper du blog, ma machine a refusé de démarrer...

Mais bon, aujourd'hui c'est samedi, et je suis revenu au Centre pour donner enfin quelques news!

Hier, c'était le premier vendredi du mois. Ce n'est pas un scoop, je vous l'accorde, mais ici cette date est bien connue des expatriés de tous pays. Il y a un bar/restaurant qui s'appelle le "Elsewhere" ("Ailleurs" pour les anglo-refractaires) et qui organise donc tous les premiers vendredi du mois une soirée "expat" où une masse assez impressionnante d'étrangers convergent pour envahir tous les recoins et même jusqu'à la piscine. Etonnant, parce qu'on ne s'attend pas à voir autant d'occidentaux d'un coup. Intéressant aussi parce que l'on rencontre d'autres personnes qui travaillent ici dans des domaines et pour des organisations très variées.

Juste avant, j'ai été invité par Joseph, le responsable informatique français du Centre, à me joindre à lui pour aller prendre l'apéro chez Claire, une française qui travaillent au Cambodge depuis plusieurs années pour Handicap International. Il y avait aussi Giani, un italien qui travaille depuis 8 ans sur des projets lié à l'agriculture (irrigation des rizières), Estelle qui travaille pour la Croix Rouge Française à monter un projet de suivi psychologique et d'aide aux enfants atteinds du Sida, Vanessa une Franco-Cambodgienne détachée par son employeur, Accenture, pour travailler sur un projet de développement et de formation à l'informatique, ainsi qu'un Khmer parfaitement francophone mais dont je n'ai pas retenu le prénom (car les noms ici sont tellement éloignés des notres que l'on n'a plus de points de repère). Bref, un beau melting-pot de personnes d'activités variées, pas toujours très facile certes, mais les conversations ont été très intéressantes.

Comme la soirée s'est terminée vers 2h30 du matin, ce matin j'ai (enfin) fait la grasse matinée. Mes intestins protestants quelques peu, je me suis abstenu de manger ce matin et ce midi, mais là je commence à avoir assez faim! On croise plein d'échoppes présentant des mets divers et (a)variés, et le principe de précaution qui prévaut ici est de ne manger qu'aux endroits dûment testés pas d'autres auparavant sans soucis ultérieur.

Je suis également allé au marché central (Phsar Thmey), un énorme marché (plus ou moins) couvert hébergé par une colossale bâtisse jaune passablement défraîchi (qui date des années 60 je crois). Tout autour, le marché s'aggrandit par un amoncellement de stands couverts par un patchwork de bâches rafilstollées et basse de plafond. Le tout est divisé en secteurs: un énorme hall central qui héberge les stands de bijoux, montres, lunettes de soleil et change d'argent, et tout autour partent en rayons ces longues allées étroites et sinueuses, toujours regroupées par thème: vêtements, quincallerie, chaussures, tissus, électronique, nourriture, ... Je suis entré par une des allées consacrée à la nourriture. Pour commencer, il fait sombre, alors on laisse le temps au yeux de s'acclimater. Et puis il fait chaud, et surtout, dans cette partie, les mélanges d'odeurs ne sont pas toujours des plus heureux, et cela à vite fait de me couper toute envie d'acheter quelque chose à manger! Et on voit de tout... Le plus sympa se sont les stands de fruits et légumes frais: les formes parfois étranges, les couleurs, et les produits sont attirant, mais tout autour, on a des stands de viande, étalée à même le sol entre les jambes du vendeur et sans aucune source de froid, des monceaux de poissons séchés bien odorants, ... J'ai vite quitté cette aile!

Dans tous les stands, il n'y a pas un milimètre carré qui ne soit occupé par quelque chose à vendre, à part un espace tout juste suffisant à laisser la vendeuse format de poche s'assoir. Tout est accumulé en nombre et en une diversité impressionnante. Au niveau vêtements, maroquinerie, ... on trouve des tonnes de marques. De ce que j'ai lu, ce sont soit de vrais produits provenant des usines asiatiques les fabricant, soit des faux. Aucun prix d'affiché nulle part, mais ils sont paraît-il sans aucune comparaison avec ceux pratiqués chez nous. Mais en tant que "Barang" (étranger), il faut négocier dur, et la communication en anglais est souvent incertaine voir inexistante. Je ne me suis pas senti d'attaque à tenter un achat pour le moment, on verra plus tard!

J'avais aussi lu que ce marché était le plus intéressant pour les photographes. J'avais donc emporté mon appareil, mais là aussi je n'ai pas tenté de photographier quoique ce soit. Trop de monde, trop sombre, trop étroit, et la plupart des vendeurs qui vous harcèlent déjà de "Hello", "Want to buy Sir?" tous les mètres, je n'ai pas osé exhiber mon appareil. Donc désolé, pas de photos pour le moment!

Puis je suis allé au Centre pour retrouver les moyens de communication modernes, en essuyant une belle petite ondée rafraîchissante mais humide. J'aurais pu prendre une motodop (moto taxi), mais je préfère aller à pieds le plus souvent possible, car je n'aime pas l'idée d'utiliser de l'essence pour des trajets qui prennent seulement 10 ou 15mn à pieds (voir moins), d'autant que l'on est alors plus attentifs à la navigation à vue du conducteur au milieu des véhicules et piétons en tous sens qu'au décor environnant. Et comme beaucoup n'ont pas la moindre idée de comment atteindre la destination et que moi non plus... L'inconvénient à pieds étant que l'on est tout de suite suitant de sueur, et que les motodops et autres touk-touk (pas sûr de l'orthographe, ce sont des motos tractant une petite remorque couverte) vous harcèlent également tous les 2 mètres, pensant que si j'ai refusé de prendre leur prédecesseur 3 secondes avant, j'aurais certainement changé d'avis depuis!

Comment on appelle ça déjà? Ah oui, le choc des cultures!

Allez, c'est tout pour aujourd'hui. Je ne sais pas encore ce que je ferai demain, à part quelques courses alimentaires, et récupérer mes vêtements auprès du "pressing" artisanal local.

A bientôt!

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