25 décembre 2006

Résumé en images des épisodes précédents...

Tâchons de revenir quelque peu en arrière pour vous tenir enfin informés plus en détails de mes péripéties dans ce beau pays.

A mon arrivée début novembre, c'était donc un évènement majeur ici: la fête des eaux. Cette fête marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison sèche, ce qui a pour effet de voir le court du fleuve s'inverser. A cette occasion, Phnom Penh voit affluer une part importante de la population du Cambodge, triplant ainsi l'espace de quelques jours sa population! Les festivités sont multiples:
- Grande foire qui voit s'installer un foultitude de stands vendant des marchandises en tout genre allant d'ustensiles de cuisine à des tracteurs "John Deere" en passant par des produits de beauté ou des mets de toutes sortes (dont les fameux insectes mentionnés plus tôt).
- Courses de très grandes pirogues à rames embarquant des équipes de rameurs de plusieurs dizaines de personnes
- Défilé de bateaux/chars illuminés représentant les sigles des principales institutions gouvernementales, la carte du Cambodge, et, nouveauté depuis peu, une publicité pour une banque partenaire!
- Feux d'artifices sur le fleuve tous les soirs



La ville, pourtant déjà très peuplées, et soudainement submergée par une foule festive. On se retrouve alors à marcher pendant des centaines de mettre au milieu d'une foule dense et ininterrompue.

C'est l'occasion de découvrir une méthode Khmère pour ne pas se perdre dans la foule: les gens s'accrochent par les épaules ou la taille et fendent ainsi la foule en chenille de longueur variable suivant la taille du groupe. C'est assez efficace en fait!

Les rues non transformées à cette occasion en rues piétonnes voient leur circulation augmenter de façon impressionnante.

Au passage vous observerez le motard de dos à gauche qui emploie la technique très Khmère de remontée à contresens. Celle-ci est en fait employée pour éviter des détours lorsque des rues sont mises en sens interdits (grâce au projet de circulation autour du marché central mis en place par la Mairie de Paris! Si si, c'est vrai!), lorsqu'un terre-plein central empêche de traverser pour prendre la voie d'en face (je crois que là aussi Paris y est pour quelque chose), et beaucoup plus classiquement quand on arrive d'une voie transversale: on oblique alors tout de suite à gauche, le plus souvent sans marquer le moindre arrêt, et on remonte la voie jusqu'à ce qu'un passage s'ouvre dans le flux inverse pour permettre de rejoindre la bonne voie. Surprenant au début, mais finalement assez efficace!

Comme tout le monde ne peut pas venir avec son propre moyen de transport pendant cette fête, on voit beaucoup de gens marcher (ce que les Khmers rechignent à faire en temps normal à Phnom Penh), mais surtout, c'est l'occasion de pulvériser les records de taux d'occupation des véhicules, pourtant déjà impressionnants en temps normal.

En effet, sur une simple mobylette, il est fréquent de voire 3 personnes, parfois même 4 s'il y a un petit enfant debout accroché au guidon entre les jambes du père qui conduit. Mais là, j'ai vu jusqu'à 6 ou 7 personnes avec des enfants dans les bras ou entre les jambes, ou comme ici 4 adultes!




Quand au touk-touk, je n'ai même pas pu compter (et celui ci-dessous n'est pas le pire)!


Au passage, voici le monument de l'indépendance. C'est un peu la place de l'étoile de Phnom Penh!

Ce qui est étonnant, c'est qu'il est fait de pierre rouges foncées qui font penser aux roches du massif de l'Esterel dans le sud-est. Mais la nuit, il est éclairé de telle sorte qu'il devient blanc! C'est assez étonnant, il faudra que je le prenne en photo la nuit...



La nuit tombant, sur le chemin pour rejoindre le quai Sisowath, nous sommes passés par la fête foraine. Toujours beaucoup de monde.

Ca ressemble vraiment à ce qu'on pourrait trouver en France, mais avec la touche bricolage propre au Cambodge.

Les 2 plus grosses attractions sont 2 grandes roues.


En y regardant de plus près, les cabines font un peu cages à lapins, mais c'est assez "pro"!



Dans un genre nettement plus modeste, voici une petite roue. Côté pile, elle est amusante et ne paye déjà pas de mine.











Mais côté face, la mécanique a carrément l'air assez moyenâgeuse!











On trouve aussi d'autres manèges classiques, simplistes mais qui font la joie des enfants.

















Mais le clou du spectacle en terme de haute technologie, ce sont les autos tamponneuses!


Admirez déjà le style très high-tech des robots-voitures, mais surtout prêtez attention à l'impressionnant système d'alimentation électrique et de rechargement des batteries. Tout droit dérivé des recherches de la Nasa pour un futur voyage sur Mars!!!
Tout d'abord un beau groupe électrogène, entouré d'un gros fus et de bidons d'essence, alimente une mystérieuse armoire électrique refroidie par ventilateur extérieur.




Cette armoire de haute technologie, à en jugée par les affichages qui ornent son flanc, sert aussi de table basse pour les boissons et menues affaires du propriétaire. Mais ce que j'aime particulièrement, c'est le parterre de batteries et sa jungle de câbles qui les relient.







Petit détail: vous pourriez penser que je me suis subrepticement glissé dans les coulisses pour faire de l'espionnage industriel. Que nenni! Tout cet attirail électrique et simplement disposé sur le côté, empiétant très largement sur l'allée de circulation du public, sans aucune protection de quelque sorte pour éviter que les enfants ne viennent jouer au fusible humain! Par chance, c'est la dernière allée de la foire, et les attractions environnantes non mécaniques attirent nettement moins les gens, ce qui explique que l'allée paraît déserte par rapport à la masse de gens visibles sur les autres côtés.

En poursuivant notre route, nous arrivons sur les quais du fleuve, en face du palais royal tout illuminé.










Sur le fleuve défilent donc les bateaux-chars portant de grandes illuminations. Voici la carte du Cambodge, la photo est complètement ratée, mais ça vous donnera quand même une idée de la taille et de l'allure de ces bateaux.








Enfin, pour clôturer la soirée, c'est le feu d'artifice:














Je n'ai malheureusement pas vu les courses de bateau "en vrai" mais seulement à la télé où elles sont retransmises en direct, car la foule est vraiment imposante et les bords de fleuves quasi inaccessibles, sauf quand on connaît les bons coins ce qui n'était pas mon cas.

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