Salut!
Juste un petit coucou en passant en coup de vent au bureau. Dans 07h30 je serai déjà en 2007, alors que vous, bande de retardataires, vous n'y serez que 6h plus tard ;-)
Ce soir, petite soirée à la bonne franquette d'environ 7 personnes chez Linda. Pour ceux qui ont suivi, c'est elle qui m'a fait déguster une sauterelle grillée. Rassurez-vous, rien de tel au menu ce soir, Linda sait recevoir et nous sert toujours de succulents mets! Il y aura donc, outre la maîtresse de maison, Caroline, ma colocataire belge du week-end, Samia qui travaille avec moi au Centre Bophana, Murielle qui est la comptable du Centre Culturelle Français de Phnom Penh,1 couple d'amis de Linda, et moi. Et peut-être en guest star, le chat du propriétaire!
Alors à l'année prochaine, et d'ici là, bon bout d'an comme on dit, m'a-t-on dit récemment, à Marseille!
Bises à tous!
31 décembre 2006
25 décembre 2006
Résumé en images des épisodes précédents...
Tâchons de revenir quelque peu en arrière pour vous tenir enfin informés plus en détails de mes péripéties dans ce beau pays.
A mon arrivée début novembre, c'était donc un évènement majeur ici: la fête des eaux. Cette fête marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison sèche, ce qui a pour effet de voir le court du fleuve s'inverser. A cette occasion, Phnom Penh voit affluer une part importante de la population du Cambodge, triplant ainsi l'espace de quelques jours sa population! Les festivités sont multiples:
- Grande foire qui voit s'installer un foultitude de stands vendant des marchandises en tout genre allant d'ustensiles de cuisine à des tracteurs "John Deere" en passant par des produits de beauté ou des mets de toutes sortes (dont les fameux insectes mentionnés plus tôt).
- Courses de très grandes pirogues à rames embarquant des équipes de rameurs de plusieurs dizaines de personnes
- Défilé de bateaux/chars illuminés représentant les sigles des principales institutions gouvernementales, la carte du Cambodge, et, nouveauté depuis peu, une publicité pour une banque partenaire!
- Feux d'artifices sur le fleuve tous les soirs

La ville, pourtant déjà très peuplées, et soudainement submergée par une foule festive. On se retrouve alors à marcher pendant des centaines de mettre au milieu d'une foule dense et ininterrompue.
C'est l'occasion de découvrir une méthode Khmère pour ne pas se perdre dans la foule: les gens s'accrochent par les épaules ou la taille et fendent ainsi la foule en chenille de longueur variable suivant la taille du groupe. C'est assez efficace en fait!
Les rues non transformées à cette occasion en rues piétonnes voient leur circulation augmenter de façon impressionnante.
Au passage vous observerez le motard de dos à gauche qui emploie la technique très Khmère de remontée à contresens. Celle-ci est en fait employée pour éviter des détours lorsque des rues sont mises en sens interdits (grâce au projet de circulation autour du marché central mis en place par la Mairie de Paris! Si si, c'est vrai!), lorsqu'un terre-plein central empêche de traverser pour prendre la voie d'en face (je crois que là aussi Paris y est pour quelque chose), et beaucoup plus classiquement quand on arrive d'une voie transversale: on oblique alors tout de suite à gauche, le plus souvent sans marquer le moindre arrêt, et on remonte la voie jusqu'à ce qu'un passage s'ouvre dans le flux inverse pour permettre de rejoindre la bonne voie. Surprenant au début, mais finalement assez efficace!
Comme tout le monde ne peut pas venir avec son propre moyen de transport pendant cette fête, on voit beaucoup de gens marcher (ce que les Khmers rechignent à faire en temps normal à Phnom Penh), mais surtout, c'est l'occasion de pulvériser les records de taux d'occupation des véhicules, pourtant déjà impressionnants en temps normal.
En effet, sur une simple mobylette, il est fréquent de voire 3 personnes, parfois même 4 s'il y a un petit enfant debout accroché au guidon entre les jambes du père qui conduit. Mais là, j'ai vu jusqu'à 6 ou 7 personnes avec des enfants dans les bras ou entre les jambes, ou comme ici 4 adultes!

Quand au touk-touk, je n'ai même pas pu compter (et celui ci-dessous n'est pas le pire)!

Au passage, voici le monument de l'indépendance. C'est un peu la place de l'étoile de Phnom Penh!
Ce qui est étonnant, c'est qu'il est fait de pierre rouges foncées qui font penser aux roches du massif de l'Esterel dans le sud-est. Mais la nuit, il est éclairé de telle sorte qu'il devient blanc! C'est assez étonnant, il faudra que je le prenne en photo la nuit...

La nuit tombant, sur le chemin pour rejoindre le quai Sisowath, nous sommes passés par la fête foraine. Toujours beaucoup de monde.
Ca ressemble vraiment à ce qu'on pourrait trouver en France, mais avec la touche bricolage propre au Cambodge.
Les 2 plus grosses attractions sont 2 grandes roues.
En y regardant de plus près, les cabines font un peu cages à lapins, mais c'est assez "pro"!
Dans un genre nettement plus modeste, voici une petite roue. Côté pile, elle est amusante et ne paye déjà pas de mine.
Mais côté face, la mécanique a carrément l'air assez moyenâgeuse!
On trouve aussi d'autres manèges classiques, simplistes mais qui font la joie des enfants.

Mais le clou du spectacle en terme de haute technologie, ce sont les autos tamponneuses!

Admirez déjà le style très high-tech des robots-voitures, mais surtout prêtez attention à l'impressionnant système d'alimentation électrique et de rechargement des batteries. Tout droit dérivé des recherches de la Nasa pour un futur voyage sur Mars!!!
Tout d'abord un beau groupe électrogène, entouré d'un gros fus et de bidons d'essence, alimente une mystérieuse armoire électrique refroidie par ventilateur extérieur.
Cette armoire de haute technologie, à en jugée par les affichages qui ornent son flanc, sert aussi de table basse pour les boissons et menues affaires du propriétaire. Mais ce que j'aime particulièrement, c'est le parterre de batteries et sa jungle de câbles qui les relient.
Petit détail: vous pourriez penser que je me suis subrepticement glissé dans les coulisses pour faire de l'espionnage industriel. Que nenni! Tout cet attirail électrique et simplement disposé sur le côté, empiétant très largement sur l'allée de circulation du public, sans aucune protection de quelque sorte pour éviter que les enfants ne viennent jouer au fusible humain! Par chance, c'est la dernière allée de la foire, et les attractions environnantes non mécaniques attirent nettement moins les gens, ce qui explique que l'allée paraît déserte par rapport à la masse de gens visibles sur les autres côtés.
En poursuivant notre route, nous arrivons sur les quais du fleuve, en face du palais royal tout illuminé.
Sur le fleuve défilent donc les bateaux-chars portant de grandes illuminations. Voici la carte du Cambodge, la photo est complètement ratée, mais ça vous donnera quand même une idée de la taille et de l'allure de ces bateaux.
Enfin, pour clôturer la soirée, c'est le feu d'artifice:

Je n'ai malheureusement pas vu les courses de bateau "en vrai" mais seulement à la télé où elles sont retransmises en direct, car la foule est vraiment imposante et les bords de fleuves quasi inaccessibles, sauf quand on connaît les bons coins ce qui n'était pas mon cas.
A mon arrivée début novembre, c'était donc un évènement majeur ici: la fête des eaux. Cette fête marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison sèche, ce qui a pour effet de voir le court du fleuve s'inverser. A cette occasion, Phnom Penh voit affluer une part importante de la population du Cambodge, triplant ainsi l'espace de quelques jours sa population! Les festivités sont multiples:
- Grande foire qui voit s'installer un foultitude de stands vendant des marchandises en tout genre allant d'ustensiles de cuisine à des tracteurs "John Deere" en passant par des produits de beauté ou des mets de toutes sortes (dont les fameux insectes mentionnés plus tôt).
- Courses de très grandes pirogues à rames embarquant des équipes de rameurs de plusieurs dizaines de personnes
- Défilé de bateaux/chars illuminés représentant les sigles des principales institutions gouvernementales, la carte du Cambodge, et, nouveauté depuis peu, une publicité pour une banque partenaire!
- Feux d'artifices sur le fleuve tous les soirs

La ville, pourtant déjà très peuplées, et soudainement submergée par une foule festive. On se retrouve alors à marcher pendant des centaines de mettre au milieu d'une foule dense et ininterrompue.
C'est l'occasion de découvrir une méthode Khmère pour ne pas se perdre dans la foule: les gens s'accrochent par les épaules ou la taille et fendent ainsi la foule en chenille de longueur variable suivant la taille du groupe. C'est assez efficace en fait!Les rues non transformées à cette occasion en rues piétonnes voient leur circulation augmenter de façon impressionnante.
Au passage vous observerez le motard de dos à gauche qui emploie la technique très Khmère de remontée à contresens. Celle-ci est en fait employée pour éviter des détours lorsque des rues sont mises en sens interdits (grâce au projet de circulation autour du marché central mis en place par la Mairie de Paris! Si si, c'est vrai!), lorsqu'un terre-plein central empêche de traverser pour prendre la voie d'en face (je crois que là aussi Paris y est pour quelque chose), et beaucoup plus classiquement quand on arrive d'une voie transversale: on oblique alors tout de suite à gauche, le plus souvent sans marquer le moindre arrêt, et on remonte la voie jusqu'à ce qu'un passage s'ouvre dans le flux inverse pour permettre de rejoindre la bonne voie. Surprenant au début, mais finalement assez efficace!Comme tout le monde ne peut pas venir avec son propre moyen de transport pendant cette fête, on voit beaucoup de gens marcher (ce que les Khmers rechignent à faire en temps normal à Phnom Penh), mais surtout, c'est l'occasion de pulvériser les records de taux d'occupation des véhicules, pourtant déjà impressionnants en temps normal.
En effet, sur une simple mobylette, il est fréquent de voire 3 personnes, parfois même 4 s'il y a un petit enfant debout accroché au guidon entre les jambes du père qui conduit. Mais là, j'ai vu jusqu'à 6 ou 7 personnes avec des enfants dans les bras ou entre les jambes, ou comme ici 4 adultes!
Quand au touk-touk, je n'ai même pas pu compter (et celui ci-dessous n'est pas le pire)!

Au passage, voici le monument de l'indépendance. C'est un peu la place de l'étoile de Phnom Penh!
Ce qui est étonnant, c'est qu'il est fait de pierre rouges foncées qui font penser aux roches du massif de l'Esterel dans le sud-est. Mais la nuit, il est éclairé de telle sorte qu'il devient blanc! C'est assez étonnant, il faudra que je le prenne en photo la nuit...

La nuit tombant, sur le chemin pour rejoindre le quai Sisowath, nous sommes passés par la fête foraine. Toujours beaucoup de monde.
Ca ressemble vraiment à ce qu'on pourrait trouver en France, mais avec la touche bricolage propre au Cambodge.
Les 2 plus grosses attractions sont 2 grandes roues.
En y regardant de plus près, les cabines font un peu cages à lapins, mais c'est assez "pro"!
Dans un genre nettement plus modeste, voici une petite roue. Côté pile, elle est amusante et ne paye déjà pas de mine.
Mais côté face, la mécanique a carrément l'air assez moyenâgeuse!
On trouve aussi d'autres manèges classiques, simplistes mais qui font la joie des enfants.
Mais le clou du spectacle en terme de haute technologie, ce sont les autos tamponneuses!

Admirez déjà le style très high-tech des robots-voitures, mais surtout prêtez attention à l'impressionnant système d'alimentation électrique et de rechargement des batteries. Tout droit dérivé des recherches de la Nasa pour un futur voyage sur Mars!!!
Tout d'abord un beau groupe électrogène, entouré d'un gros fus et de bidons d'essence, alimente une mystérieuse armoire électrique refroidie par ventilateur extérieur.
Cette armoire de haute technologie, à en jugée par les affichages qui ornent son flanc, sert aussi de table basse pour les boissons et menues affaires du propriétaire. Mais ce que j'aime particulièrement, c'est le parterre de batteries et sa jungle de câbles qui les relient.Petit détail: vous pourriez penser que je me suis subrepticement glissé dans les coulisses pour faire de l'espionnage industriel. Que nenni! Tout cet attirail électrique et simplement disposé sur le côté, empiétant très largement sur l'allée de circulation du public, sans aucune protection de quelque sorte pour éviter que les enfants ne viennent jouer au fusible humain! Par chance, c'est la dernière allée de la foire, et les attractions environnantes non mécaniques attirent nettement moins les gens, ce qui explique que l'allée paraît déserte par rapport à la masse de gens visibles sur les autres côtés.
En poursuivant notre route, nous arrivons sur les quais du fleuve, en face du palais royal tout illuminé.
Sur le fleuve défilent donc les bateaux-chars portant de grandes illuminations. Voici la carte du Cambodge, la photo est complètement ratée, mais ça vous donnera quand même une idée de la taille et de l'allure de ces bateaux.Enfin, pour clôturer la soirée, c'est le feu d'artifice:

Je n'ai malheureusement pas vu les courses de bateau "en vrai" mais seulement à la télé où elles sont retransmises en direct, car la foule est vraiment imposante et les bords de fleuves quasi inaccessibles, sauf quand on connaît les bons coins ce qui n'était pas mon cas.
Joyeux Noël!
Et oui, c'est Noël! A vrai dire, je trouve l'idée extrêmement suréaliste vue d'ici. Certes, j'avais déjà eu la chance de passer quelques noëls sous des horizons tropicaux (merci Papa!), mais à chaque fois j'avais quitté la France quelques jours avant seulement, donc j'avais vu l'hiver arriver, le froid s'installer, les journées raccourcir, les publicités pour les jouets à la télé, les illuminations dans les rues, les sapins de Noël, ...
Alors que cette fois, j'ai quitté la France en plein été pour arriver dans un climat tropical plus chaud mais plus "logique", et j'ai l'impression depuis d'être toujours en plein été, voir au tout début de l'automne: il fait encore 25° voir plus, la durée du jour et de la nuit n'a quasiment pas variée (tropiques obligent), et même si le marketing pousse pour implanter cette tradition ici (à force de sapins de noël dans les magasins et de bonnets de père noël sur les têtes des employés), cela reste très virtuel pour moi et le contexte ne colle pas!
A cela s'ajoute que pour la première fois je n'ai pas passé le réveillon en famille. Donc c'est une autre expérience, différente...
Du coup on a fait cela entre potes, et potes de potes (car, vous le savez bien, les potes de mes potes sont mes potes!). Un peu moins de 20 personnes accueillies sur la grande terrasse d'une amie qui occupe l'appartement que j'occupais pendant mon premier séjour de 3 semaines ici.
Les règles étaient simples:
- Tout le monde était le bienvenue
- Chacun apportait un plat, des boissons, ...
- Chacun apportait aussi un cadeau de 5$ maxi, et on a tiré au hasard la répartition
En plus de cela, nous avons eu une surprise: coupure générale de courant dans la rue de l'appartement où nous étions. Du coup toute la soirée s'est déroulée à la lueur des bougies sans le moindre Watt de courant consommé. Un noël respectueux de l'environnement. Enfin plus que sur le trottoir d'en face car l'immense Guest house qui nous faisait face avait un gros générateur diesel qui a tourné toute la nuit. Le bruit était un peu gênant, mais pas trop heureusement.
Au menu: barbecue, taboulé, salades, oeufs mimosas, gratins, gâteaux, ... et quelques bouteilles de vins australiens ou chiliens (les seuls abordables) et autres apéros... On est loin de la dinde au marrons ou du foie gras. Plus proche plutôt d'un pique-nique estival! Mais c'était bien sympa.
Prochaine étape: le jour de l'an. C'est déjà plus fêté ici, même si en fait le nouvel khmer est en avril.
Alors que cette fois, j'ai quitté la France en plein été pour arriver dans un climat tropical plus chaud mais plus "logique", et j'ai l'impression depuis d'être toujours en plein été, voir au tout début de l'automne: il fait encore 25° voir plus, la durée du jour et de la nuit n'a quasiment pas variée (tropiques obligent), et même si le marketing pousse pour implanter cette tradition ici (à force de sapins de noël dans les magasins et de bonnets de père noël sur les têtes des employés), cela reste très virtuel pour moi et le contexte ne colle pas!
A cela s'ajoute que pour la première fois je n'ai pas passé le réveillon en famille. Donc c'est une autre expérience, différente...
Du coup on a fait cela entre potes, et potes de potes (car, vous le savez bien, les potes de mes potes sont mes potes!). Un peu moins de 20 personnes accueillies sur la grande terrasse d'une amie qui occupe l'appartement que j'occupais pendant mon premier séjour de 3 semaines ici.
Les règles étaient simples:
- Tout le monde était le bienvenue
- Chacun apportait un plat, des boissons, ...
- Chacun apportait aussi un cadeau de 5$ maxi, et on a tiré au hasard la répartition
En plus de cela, nous avons eu une surprise: coupure générale de courant dans la rue de l'appartement où nous étions. Du coup toute la soirée s'est déroulée à la lueur des bougies sans le moindre Watt de courant consommé. Un noël respectueux de l'environnement. Enfin plus que sur le trottoir d'en face car l'immense Guest house qui nous faisait face avait un gros générateur diesel qui a tourné toute la nuit. Le bruit était un peu gênant, mais pas trop heureusement.
Au menu: barbecue, taboulé, salades, oeufs mimosas, gratins, gâteaux, ... et quelques bouteilles de vins australiens ou chiliens (les seuls abordables) et autres apéros... On est loin de la dinde au marrons ou du foie gras. Plus proche plutôt d'un pique-nique estival! Mais c'était bien sympa.
Prochaine étape: le jour de l'an. C'est déjà plus fêté ici, même si en fait le nouvel khmer est en avril.
Plus d'1 mois... Déjà!
Et oui, cela fait déjà plus d'un mois que je n'ai pas donné de nouvelles dans ce blog. Il faut dire que ce petit mois aura été bien dense, intense, bouleversant, gratifiant, fatiguant, pleins d'émotions, de bonheurs et de peines, ... Beaucoup de choses qui ne m'ont guère laissé le loisir ou l'envie de coucher ma prose sur ce papier virtuel.
Mais si le temps file entre les doigts, il permet aussi d'apaiser l'âme, de mener à bien ses tâches, d'atteindre ses objectifs, de faire le point, ...
Alors on reste en selle, et on continue le voyage.
Pour ceux qui trouveraient ces propos quelque peu mystérieux, cela mérite explication. Je ne vais pas m'appesantir sur le sujet, mais il me paraît néanmoins important de le mentionner, car cela concerne une personne qui occupera désormais une place dans mes pensées.
Sabine était la jeune coordinatrice du projet dans lequel elle s'est investie dès son tout début. Brillante, passionnée, travailleuse, amoureuse du Cambodge en général et d'un jeune cambodgien en particulier, elle avait posé ses valises ici à plusieurs reprises durant ces dernières années: journaliste à Cambodge soir, auteur d'un ouvrage d'analyse critique sur les ONG au Cambodge, et depuis 2 ans donc coordinatrice sur le projet du Centre.
Ce 23 novembre dernier, à peine sortie d'une crise de dingue assez aigüe, elle a lâché prise et nous a quitté tragiquement. Elle laisse un grand vide derrière elle, aussi bien pour ses proches, ses amis, ses connaissances professionnelles, jusqu'au ministre de la culture français, pour qui elle écrivait, il y a quelques années, des discours, et qui a eu un mot pour elle dans le discours vidéo qu'il nous a adressé pour l'inauguration du Centre.
S'en sont suivi cérémonies bouddhiques, prise en charge des contraintes matérielles locales comme le besoin de vider son appartement ou le soutien à son petit ami, et sa crémation dans une pagode à Phnom Penh.
Bref des moments forts, à défauts d'être agréables, conjugués à une forte pression de travail pour finir dans les temps la préparation de l'inauguration. Et même si tout cela nous a tous, évidemment, brutalement stoppé dans notre élan, nous avons tous voulu repartir de plus belle pour tenir nos engagements pour ce projet, pour Sabine...
J'aurais encore énormément à dire sur cet évènement, alors que j'ai pourtant eu si peu de temps pour connaître Sabine... Mais je n'ai pas l'envie d'en parler plus ici et maintenant. Néanmoins je voulais en dire quelques mots pour lui rendre simplement un petit hommage et pour aussi que vous compreniez un peu par quoi nous en sommes passés ici, et le pourquoi de ce long silence radio...
Voilà, c'est dit, alors maintenant reprenons le fil de l'aventure!
Mais si le temps file entre les doigts, il permet aussi d'apaiser l'âme, de mener à bien ses tâches, d'atteindre ses objectifs, de faire le point, ...
Alors on reste en selle, et on continue le voyage.
Pour ceux qui trouveraient ces propos quelque peu mystérieux, cela mérite explication. Je ne vais pas m'appesantir sur le sujet, mais il me paraît néanmoins important de le mentionner, car cela concerne une personne qui occupera désormais une place dans mes pensées.
Sabine était la jeune coordinatrice du projet dans lequel elle s'est investie dès son tout début. Brillante, passionnée, travailleuse, amoureuse du Cambodge en général et d'un jeune cambodgien en particulier, elle avait posé ses valises ici à plusieurs reprises durant ces dernières années: journaliste à Cambodge soir, auteur d'un ouvrage d'analyse critique sur les ONG au Cambodge, et depuis 2 ans donc coordinatrice sur le projet du Centre.
Ce 23 novembre dernier, à peine sortie d'une crise de dingue assez aigüe, elle a lâché prise et nous a quitté tragiquement. Elle laisse un grand vide derrière elle, aussi bien pour ses proches, ses amis, ses connaissances professionnelles, jusqu'au ministre de la culture français, pour qui elle écrivait, il y a quelques années, des discours, et qui a eu un mot pour elle dans le discours vidéo qu'il nous a adressé pour l'inauguration du Centre.
S'en sont suivi cérémonies bouddhiques, prise en charge des contraintes matérielles locales comme le besoin de vider son appartement ou le soutien à son petit ami, et sa crémation dans une pagode à Phnom Penh.
Bref des moments forts, à défauts d'être agréables, conjugués à une forte pression de travail pour finir dans les temps la préparation de l'inauguration. Et même si tout cela nous a tous, évidemment, brutalement stoppé dans notre élan, nous avons tous voulu repartir de plus belle pour tenir nos engagements pour ce projet, pour Sabine...
J'aurais encore énormément à dire sur cet évènement, alors que j'ai pourtant eu si peu de temps pour connaître Sabine... Mais je n'ai pas l'envie d'en parler plus ici et maintenant. Néanmoins je voulais en dire quelques mots pour lui rendre simplement un petit hommage et pour aussi que vous compreniez un peu par quoi nous en sommes passés ici, et le pourquoi de ce long silence radio...
Voilà, c'est dit, alors maintenant reprenons le fil de l'aventure!
18 novembre 2006
Quand le sud-ouest, la provence et la corse s'invitent au Cambodge...
Coucou!
Malgré mes bonnes résolutions, j'ai toujours du mal pour le moment à mettre à jour ce blog! La semaine dernière j'étais en vadrouille (avec pleins de jolies photos à la clé!), cette semaine le boulot a redémarrer sur les chapeaux de roues, inauguration le 04 décembre oblige!
Mais je prends brièvement ma plume numérique aujourd'hui (en profitant de mon passage au boulot aujourd'hui, car maintenant même les week-ends commencent à être mis à contribution) pour vous informer d'un choc culturel qui a eu lieu hier ici au Centre Bophana.
Rien de grave, rassurez-vous, bien que cela aurait pu être un échec, mais ce ne fut heureusement pas le cas! A mon départ pour la France lors de ma dernière venue, on m'avait bien expliqué que par tradition, les personnes revenant de France apportait au passage quelques menues victuailles françaises pour faire découvrir les bons goûts de nos terroirs à nos collègues cambodgiens et pour palier aux manques des volontaires saturés de nouilles et de riz.
C'est donc ce que j'ai fait à mon tour, en essayant de privilégier des spécialités locales un peu originales. J'ai donc fait déguster à toute l'équipe:
- Foie gras de canard entier mi-cuit du sud-ouest
- Charcuterie corse à foison: saucisson divers, figatellu, lonzo, paté de sanglier, ...
- Tapenade et olives vertes et noires de provence
- Confiture de chataîgnes corses
Rithy Pahn, le réalisateur cambodgien à l'initiative du projet du Centre arrivé également de France ce même jour et avait eu la bonne idée d'apporter de son côté quelques bons fromages à pâte molle bien de chez nous: camembert, chèvre, ...
Le camembert ne plaît pas à tous les cambodgiens, je l'avais déjà constaté lors de mon précédent séjour car Samia, toute fraîchement débarquée de Paris pour 1 an, en avait déjà amené. Il fallait les voir regarder avec circonspection, puis approché leur nez de la chose dégoulinante et reculer brusquement la tête avec un air de dégoût instinctif aussitôt reprimé pour ne pas nous froisser, et enfin picorer du bout des lèvres en répondant avec le maximum de conviction possible "C'est très bon" à nos interrogations!!! Mais il y avait quand même eu dans le lot plusieurs amateurs, dont notamment Mme Sophat, qui s'occupe de l'intendance du bâtiment, et qui finalement avait fini par en reprendre 3 ou 4 fois et par me demander d'en ramener la prochaine fois! Par contre Sophanith, la jeune fille qui travaille avec moi, a soigneusement évité le voisinage de la boîte cette fois-ci ;-)
Cette fois donc, je n'étais pas vraiment sûr du résultat. Les saucissons restent assez peu originaux, même s'ils ont des goûts nettement différents et prononcés que les "salamis" roses bonbon que l'on trouve ici, donc je n'avais pas trop de crainte la dessus. Je pensais par contre que le figatellu serait peu apprécié.
Et bien que neni! Ca a été un sans faute quasiment unanime! Même le figatellu a été dévoré jusqu'à la dernière miette. Ca fait plaisir de voir que nos produits du terroir plaisent à des palets très différents des notres. Bon, je ne dis pas que les traditions gustatives françaises ont été parfaitement respectées. J'ai vu plusieurs des cambodgiens se tartiner du foie gras sur du pain, ajouter quelques cornichons, plier le tout en deux et mordre goulument dedans. J'imagine que quelque producteur de foie gras passant par ici et lisant ces quelques lignes manquerait tout d'un coup de défaillir, mais après tout, moi je suis bien content si ça leur a plu comme cela. Manger c'est aussi un plaisir, et pour plusieurs d'entre eux, ils n'auront certainement pas l'occasion d'en remanger de si tôt.
Et puis quand nous autres occidentaux faisant des mines écoeurées, rechignons à manger un plat exotique ou adaptons sa composition en ajoutant des sauces ou en triant le contenu de son assiette, ça doit aussi choquer les gens de ces pays, alors...
D'ailleurs, j'ai aussi voulu franchir un tabou personnel la semaine dernière. Alors quand on m'a présenté une jolie grosse sauterelle grillée, je n'ai pas voulu faire la fine bouche, et je l'ai enfournée d'un trait. Et bien finalement, ça ne m'a pas déplu! J'imaginais des pattes et une tête très dures et désagréables à croquer, ou un gros ventre visqueux éclatant d'un coup dans la bouche en libérant une substance au goût indescriptible et persistant... et bien rien de tout cela. C'est plutôt salé, et ça m'a complètement fait pensé à de la friture de petits poissons. Même consistance un peu croustillante, quelques éclats un peu durs comme l'arrête centrale, mais rien de dégoutant ou repoussant. Rien d'extraordinairement inoubliablement gouteux non plus il faut dire! Je ne pense pas que j'en acheterai spontanément pour en remanger à l'apéro... quoique...
Bon, pour être tout à fait honnète, Linda, la jeune fille qui m'a proposé ses sauterelles, m'a aussi proposé ensuite un ortolan (pas sûr de l'orthographe...). Mais là, la grosse tête avec le bec et les côtes et les pattes avec les griffes au bout, et tout ce que ça peut contenir... je n'ai pas pu! On ne peut pas tout faire d'un seul coup non plus.
Pendant la fête des eaux, il y avait aussi pas mal de stands proposant différents insectes et petits animaux en tous genres:

Le plateau et le sac les plus à gauche, je ne sais plus ce que c'était. Ensuite, de magnifiques petits poulets, classiques, avec au dessus les fameuses sauterelles. Le sachet rose juste à gauche sont simplement des crevettes. Ensuite au milieu, coupé en 2 au niveau du thorax, de petits rougeurs avec de belles petites pattes à 5 doigts et de longues dents. Des petits rats? Au moins ils sont vidés de leurs entrailles! Ensuite à droite, j'hésite entre punaises d'eaux ou cafards/blattes, et enfin l'énorme plateau tout en bas à droite: de succulentes larves blanches bien grasses, genre hanetons que l'on trouve dans les palmiers je crois.
Tout ça vous mets en appétit j'imagine! Pour moi, les sauterelles c'est fait, pas de problème. Je laisse en suspend les mets non identifiés les plus à gauche. Je n'aurais pas de problème particulier je pense à déguster les poulets ou les petits rats (si ce n'est de me demander s'ils ont été élevés dans de bonnes conditions d'hygiène ou prelevés dans les égouts qui en regorgent). Je suis assez curieux de gouter les grosses larves. Mais les punaises/cafards/blattes, là je crois que je ne pourrais pas! Sans compter que là aussi, surtout si ce sont des cafards ou des blattes, on peut se demander d'où ils viennent!
Manquent au tableau, mais aussi trouvable sur les marchés: scorpions noirs complets, grosses araignées grillées (ou aussi infusées dans un alcool), ou serpents. Plus classiques: les grenouilles, si ce n'est que les cambodgiens consomment tout le corps (amputé de sa tête je crois et pelé comme chez nous). Il paraît que les chauves souris sont aussi consommées, mais je n'en ai jamais vu pour le moment. On m'a aussi dit que les Cambodgiens adoraient les têtes de poissons, et étaient scandalisés que nous les jettions, car pour eux c'est (presque) le meilleur! Je ne parle pas de la pâte de poisson fermentée nationale dont j'ai déjà beaucoup entendu parler!!!
L'autre jour j'ai aussi mangé une soupe dont je n'avais pas bien identifié le contenu sur la photo. Il s'agissait en fait d'abats, genre morceaux de petits intestins coupés en section (ça fait penser un peu à des tripes, mais en lisse), des gros cubes un peu de la consistance du toffu mais marron chocolat, ... Surprenant, mais c'était bon! En dessert, j'ai aussi eux une sorte de riz au lait, mais sans riz, avec des lentilles, des haricots et des perles genre tapioca, le tout au lait de coco. Surprenant mais très bon aussi.
C'est tout ce qui me vient à l'esprit pour cette fois sur ces expériences culinaires croisées. J'espère ne pas vous avoir coupé l'appétit si vous vous apprétiez à passer à table!!!
A bientôt pour des tas de photos et le récit de la semaine dernière, ainsi que bientôt aussi pour des nouvelles du boulot ici, car après tout c'est ce qui m'occupe la majorité de mon temps (je ne suis pas en vacances contrairement à ce que pourrait laisser penser mes publications jusqu'ici!).
A bientôt!
Malgré mes bonnes résolutions, j'ai toujours du mal pour le moment à mettre à jour ce blog! La semaine dernière j'étais en vadrouille (avec pleins de jolies photos à la clé!), cette semaine le boulot a redémarrer sur les chapeaux de roues, inauguration le 04 décembre oblige!
Mais je prends brièvement ma plume numérique aujourd'hui (en profitant de mon passage au boulot aujourd'hui, car maintenant même les week-ends commencent à être mis à contribution) pour vous informer d'un choc culturel qui a eu lieu hier ici au Centre Bophana.
Rien de grave, rassurez-vous, bien que cela aurait pu être un échec, mais ce ne fut heureusement pas le cas! A mon départ pour la France lors de ma dernière venue, on m'avait bien expliqué que par tradition, les personnes revenant de France apportait au passage quelques menues victuailles françaises pour faire découvrir les bons goûts de nos terroirs à nos collègues cambodgiens et pour palier aux manques des volontaires saturés de nouilles et de riz.
C'est donc ce que j'ai fait à mon tour, en essayant de privilégier des spécialités locales un peu originales. J'ai donc fait déguster à toute l'équipe:
- Foie gras de canard entier mi-cuit du sud-ouest
- Charcuterie corse à foison: saucisson divers, figatellu, lonzo, paté de sanglier, ...
- Tapenade et olives vertes et noires de provence
- Confiture de chataîgnes corses
Rithy Pahn, le réalisateur cambodgien à l'initiative du projet du Centre arrivé également de France ce même jour et avait eu la bonne idée d'apporter de son côté quelques bons fromages à pâte molle bien de chez nous: camembert, chèvre, ...
Le camembert ne plaît pas à tous les cambodgiens, je l'avais déjà constaté lors de mon précédent séjour car Samia, toute fraîchement débarquée de Paris pour 1 an, en avait déjà amené. Il fallait les voir regarder avec circonspection, puis approché leur nez de la chose dégoulinante et reculer brusquement la tête avec un air de dégoût instinctif aussitôt reprimé pour ne pas nous froisser, et enfin picorer du bout des lèvres en répondant avec le maximum de conviction possible "C'est très bon" à nos interrogations!!! Mais il y avait quand même eu dans le lot plusieurs amateurs, dont notamment Mme Sophat, qui s'occupe de l'intendance du bâtiment, et qui finalement avait fini par en reprendre 3 ou 4 fois et par me demander d'en ramener la prochaine fois! Par contre Sophanith, la jeune fille qui travaille avec moi, a soigneusement évité le voisinage de la boîte cette fois-ci ;-)
Cette fois donc, je n'étais pas vraiment sûr du résultat. Les saucissons restent assez peu originaux, même s'ils ont des goûts nettement différents et prononcés que les "salamis" roses bonbon que l'on trouve ici, donc je n'avais pas trop de crainte la dessus. Je pensais par contre que le figatellu serait peu apprécié.
Et bien que neni! Ca a été un sans faute quasiment unanime! Même le figatellu a été dévoré jusqu'à la dernière miette. Ca fait plaisir de voir que nos produits du terroir plaisent à des palets très différents des notres. Bon, je ne dis pas que les traditions gustatives françaises ont été parfaitement respectées. J'ai vu plusieurs des cambodgiens se tartiner du foie gras sur du pain, ajouter quelques cornichons, plier le tout en deux et mordre goulument dedans. J'imagine que quelque producteur de foie gras passant par ici et lisant ces quelques lignes manquerait tout d'un coup de défaillir, mais après tout, moi je suis bien content si ça leur a plu comme cela. Manger c'est aussi un plaisir, et pour plusieurs d'entre eux, ils n'auront certainement pas l'occasion d'en remanger de si tôt.
Et puis quand nous autres occidentaux faisant des mines écoeurées, rechignons à manger un plat exotique ou adaptons sa composition en ajoutant des sauces ou en triant le contenu de son assiette, ça doit aussi choquer les gens de ces pays, alors...
D'ailleurs, j'ai aussi voulu franchir un tabou personnel la semaine dernière. Alors quand on m'a présenté une jolie grosse sauterelle grillée, je n'ai pas voulu faire la fine bouche, et je l'ai enfournée d'un trait. Et bien finalement, ça ne m'a pas déplu! J'imaginais des pattes et une tête très dures et désagréables à croquer, ou un gros ventre visqueux éclatant d'un coup dans la bouche en libérant une substance au goût indescriptible et persistant... et bien rien de tout cela. C'est plutôt salé, et ça m'a complètement fait pensé à de la friture de petits poissons. Même consistance un peu croustillante, quelques éclats un peu durs comme l'arrête centrale, mais rien de dégoutant ou repoussant. Rien d'extraordinairement inoubliablement gouteux non plus il faut dire! Je ne pense pas que j'en acheterai spontanément pour en remanger à l'apéro... quoique...
Bon, pour être tout à fait honnète, Linda, la jeune fille qui m'a proposé ses sauterelles, m'a aussi proposé ensuite un ortolan (pas sûr de l'orthographe...). Mais là, la grosse tête avec le bec et les côtes et les pattes avec les griffes au bout, et tout ce que ça peut contenir... je n'ai pas pu! On ne peut pas tout faire d'un seul coup non plus.
Pendant la fête des eaux, il y avait aussi pas mal de stands proposant différents insectes et petits animaux en tous genres:

Le plateau et le sac les plus à gauche, je ne sais plus ce que c'était. Ensuite, de magnifiques petits poulets, classiques, avec au dessus les fameuses sauterelles. Le sachet rose juste à gauche sont simplement des crevettes. Ensuite au milieu, coupé en 2 au niveau du thorax, de petits rougeurs avec de belles petites pattes à 5 doigts et de longues dents. Des petits rats? Au moins ils sont vidés de leurs entrailles! Ensuite à droite, j'hésite entre punaises d'eaux ou cafards/blattes, et enfin l'énorme plateau tout en bas à droite: de succulentes larves blanches bien grasses, genre hanetons que l'on trouve dans les palmiers je crois.
Tout ça vous mets en appétit j'imagine! Pour moi, les sauterelles c'est fait, pas de problème. Je laisse en suspend les mets non identifiés les plus à gauche. Je n'aurais pas de problème particulier je pense à déguster les poulets ou les petits rats (si ce n'est de me demander s'ils ont été élevés dans de bonnes conditions d'hygiène ou prelevés dans les égouts qui en regorgent). Je suis assez curieux de gouter les grosses larves. Mais les punaises/cafards/blattes, là je crois que je ne pourrais pas! Sans compter que là aussi, surtout si ce sont des cafards ou des blattes, on peut se demander d'où ils viennent!
Manquent au tableau, mais aussi trouvable sur les marchés: scorpions noirs complets, grosses araignées grillées (ou aussi infusées dans un alcool), ou serpents. Plus classiques: les grenouilles, si ce n'est que les cambodgiens consomment tout le corps (amputé de sa tête je crois et pelé comme chez nous). Il paraît que les chauves souris sont aussi consommées, mais je n'en ai jamais vu pour le moment. On m'a aussi dit que les Cambodgiens adoraient les têtes de poissons, et étaient scandalisés que nous les jettions, car pour eux c'est (presque) le meilleur! Je ne parle pas de la pâte de poisson fermentée nationale dont j'ai déjà beaucoup entendu parler!!!
L'autre jour j'ai aussi mangé une soupe dont je n'avais pas bien identifié le contenu sur la photo. Il s'agissait en fait d'abats, genre morceaux de petits intestins coupés en section (ça fait penser un peu à des tripes, mais en lisse), des gros cubes un peu de la consistance du toffu mais marron chocolat, ... Surprenant, mais c'était bon! En dessert, j'ai aussi eux une sorte de riz au lait, mais sans riz, avec des lentilles, des haricots et des perles genre tapioca, le tout au lait de coco. Surprenant mais très bon aussi.
C'est tout ce qui me vient à l'esprit pour cette fois sur ces expériences culinaires croisées. J'espère ne pas vous avoir coupé l'appétit si vous vous apprétiez à passer à table!!!
A bientôt pour des tas de photos et le récit de la semaine dernière, ainsi que bientôt aussi pour des nouvelles du boulot ici, car après tout c'est ce qui m'occupe la majorité de mon temps (je ne suis pas en vacances contrairement à ce que pourrait laisser penser mes publications jusqu'ici!).
A bientôt!
06 novembre 2006
Gérald au Cambodge II - Le retour de la vengeance
Salut chers blog-diteurs, me voici de retour à la fois sur la toile et dans le royaume Khmer!
Arrivée toute fraîche le 04 novembre dernier avec 3 heures de retard suite à une panne sur la porte de la soute avant de l'avion à l'embarquement à Paris. Ca auraît pu être pire, car au départ notre correspondance n'était pas censée nous attendre, et on nous avait annoncé une attente à l'aéroport de Bangkok de 10 heures pour le vol suivant en fin de journée!
C'est donc reparti pour environ 5 mois non-stop cette fois! Ca fait bizarre de se dire que je reviendrai courant avril 2007 et que je passerai Noël et le jour de l'an ici!!!
Ici la saison des pluies est finie, et je débarque en plein pour la grande fête des eaux! Semaine assez singulière, puisque théoriquement je ne travaille pas lundi, mardi (fête des eaux) et jeudi (fête de l'indépendance). Mais mes petits collègues de travail ont des congés assez divergeants: de la semaine complète pour les Khmers à des inversions ou des prises de congés supplémentaires pour les autres... Je ne sais pas encore au final ce que je vais faire, car c'est à la fois peu productif pour moi de reprendre le travail alors que la quasi totalité de l'équipe est absente, et d'autre part un peu frustrant d'être arrivé trop tard pour partir avec certains visiter le pays depuis vendredi ou samedi, et ne pas être dispo pour partir avec d'autres à partir de mercredi... On va voir comment je vais m'organiser au départ, mais je pense que je vais probablement ne pas travailler de la semaine, ou alors juste demain!
Wait and see!
Sinon, à suivre sur ce blog, quelques photos de la fête des eaux et du Théatre brulé (journée d'hier), dès que j'aurai à nouveau accès au net, et un peu de temps, donc en fonction de ce que je vais faire ou pas pour le travail. Donc ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de nouvelles d'ici la semaine prochaine, c'est que je serai finalement partie vadrouiller dans le Cambodge profond!
A+
GG
PS: laissez moi un petit commentaire en passant, ça fait toujours plaisir, et comme ça je saurai un peu qui me lit, et qui je devrai vertement sermoner pour cause d'indifférence patente à mon retour en France ;-)
Arrivée toute fraîche le 04 novembre dernier avec 3 heures de retard suite à une panne sur la porte de la soute avant de l'avion à l'embarquement à Paris. Ca auraît pu être pire, car au départ notre correspondance n'était pas censée nous attendre, et on nous avait annoncé une attente à l'aéroport de Bangkok de 10 heures pour le vol suivant en fin de journée!
C'est donc reparti pour environ 5 mois non-stop cette fois! Ca fait bizarre de se dire que je reviendrai courant avril 2007 et que je passerai Noël et le jour de l'an ici!!!
Ici la saison des pluies est finie, et je débarque en plein pour la grande fête des eaux! Semaine assez singulière, puisque théoriquement je ne travaille pas lundi, mardi (fête des eaux) et jeudi (fête de l'indépendance). Mais mes petits collègues de travail ont des congés assez divergeants: de la semaine complète pour les Khmers à des inversions ou des prises de congés supplémentaires pour les autres... Je ne sais pas encore au final ce que je vais faire, car c'est à la fois peu productif pour moi de reprendre le travail alors que la quasi totalité de l'équipe est absente, et d'autre part un peu frustrant d'être arrivé trop tard pour partir avec certains visiter le pays depuis vendredi ou samedi, et ne pas être dispo pour partir avec d'autres à partir de mercredi... On va voir comment je vais m'organiser au départ, mais je pense que je vais probablement ne pas travailler de la semaine, ou alors juste demain!
Wait and see!
Sinon, à suivre sur ce blog, quelques photos de la fête des eaux et du Théatre brulé (journée d'hier), dès que j'aurai à nouveau accès au net, et un peu de temps, donc en fonction de ce que je vais faire ou pas pour le travail. Donc ne vous inquiétez pas si vous n'avez pas de nouvelles d'ici la semaine prochaine, c'est que je serai finalement partie vadrouiller dans le Cambodge profond!
A+
GG
PS: laissez moi un petit commentaire en passant, ça fait toujours plaisir, et comme ça je saurai un peu qui me lit, et qui je devrai vertement sermoner pour cause d'indifférence patente à mon retour en France ;-)
25 septembre 2006
On ira tous au Paradis... même moi!
Et peut-être même que j'y suis déjà allé en week-end! En tout cas, si ce n'étais pas le paradis, ça y ressemblait quand même pas mal...
Je n'étais pas seul, nous sommes partis à 7. Et, miracle de la technologie, voici (enfin) des photos!

Le groupe presque au complet.
De gauche à droite:
- Delphine
- Sabine (de dos)
- Carha
- Céline (de dos)
- Caroline

Yann, venu m'épauler dans mon rôle de minorité masculine


Et parce que c'est quand même mieux de face que de dos, revoici Sabine et Céline.
Le lieu où nous nous sommes rendus s'appelle "Les manguiers" et se situe à quelques kilomètres de Kampot, petite bourgade du sud-ouest du Cambodge. C'est une maison d'hôte tenue par des franco-khmers installés là depuis quelques années, et qui ont aménagé sur un superbe terrain, entre rivière et rizières, une maison sur pilotis avec 3 chambres pour accueillir quelques invités de passage.
Après l'effeverscence et le bruit de la capitale, ce petit coin de nature est un hâvre de paix, au silence à peine troublé par le passage de quelques petites barges de sable sur la rivière et de quelques rares mobilettes au loin...
Mais le paradis ça se mérite. Et pour se rendre là, nous avons pris un minibus. Et là ça a été toute une aventure!
Déjà pour se rendre au lieu de rendez-vous. Comme il se doit, mon motodop ne connaissait pas le chemin, malgré son acquissement assuré lorsque je lui ai montré le plan et dit le nom du boulevard Mao Tsé-tung. Et comme les panneaux sont rares et petits, et la circulation intense aux voisinages des marchés, ils nous a fallu quelques détours pour arriver à destination. Et là, problème: le rendez-vous était devant le théatre Chenla en face de l'hôtel Intercontinental. Apparemment c'était simple, sauf que la place était immense! Et le théatre introuvable. Et n'ayant pu faire débloquer la veille mon téléphone Orange(TM), je n'avais toujours pas de moyen de joindre quelqu'un... Heureusement en tournant autour de la place, tout le monde à fini par se retrouver. Direction ce qui doit être une gare routière plus ou moins officielle, bondée de véhicules en tous genres, avec aucune indication de leur destination! Mais Delphine avait un guide qui nous a conduit à un minibus à moitié rempli. 3$ la place, parfait!
Nous voilà donc en train d'embarquer. 3 personnes s'installent à l'arrière, et l'on s'apprête à rabattre la banquette mais l'on nous intime qu'une 4ème personne s'installe. Idem à la banquette de devant (prévue pour 2 personnes) + le strapontin (1 personne). 4 personnes pour 3 places, j'ai donc la chance de tomber... entre la banquette et le strapontin, avec 1 barre de fer sous chaque fesse, un vide au milieu et la poignée pour rabattre la banquette dans le dos. Sur les genoux mon sac à dos et mon appareil photo... Et les gens continuent à s'entasser sur les autres banquettes... et sur le toit!
Puis c'est le départ... enfin presque parce que 200m après on s'arrête pour prendre quelques personnes de plus sur le toit. Puis on repart... pour 300m avant de charger d'énormes sacs de riz ou de farine dans le coffre. Encore un ou deux arrêts, et cette fois c'est vraiment parti. Enfin un peu au ralenti, car ça bouchonne pas mal dans le coin.
Encore tous frais et content de notre départ en week-end, on ne pense à rien d'autre pour le moment qu'à manger quelques croissants et pains au chocolat, arrosés de jus de fruits, et à papoter un peu.
Puis la route défile... certains entame une petite sieste, moi je commence à bien sentir les barres des sièges et la poignée dans le dos... et un peu moins la circulation dans mes jambes. Quelques tentatives pour décaler mes fesses de 2cm vers la droite ou la gauche histoire de laisser passer quelques litres de globules rouges oxygénés...
J'observe le paysage, et puis je suis intrigué par une personne sur les sièges tout à l'avant du minibus. Il est assis sur les genoux de 2 autres personnes, et se retrouve donc le nez à environ 5 cm du pare-brise. Si le chauffeur freine un peu fort, il va avoir le nez encore plus plat qu'avant!!! Sauf que... c'est bizarre, quand ça klaxonne, il remue le bras au même moment... Et quand ça tourne aussi... Mais ?!? C'est lui le chauffeur!!! Et oui! Conduire assis sur 2 autres personnes, c'est possible! J'aurais bien pris une photo, mais j'étais bien incapable de pouvoir remuer suffisamment pour sortir l'appareil du sac et le tenir!
Alors pour passer le temps, j'ai compté les places assises: 4 banquettes de 3 places + 2 places à l'avant + 1 pour le chauffeur = 15 places. Et combien de personnes? A vrai dire je n'ai pas le compte exact, car je n'ai pas vu le nombre de personnes sur le toit, mais on était au moins 25, voire 30! OK il y avait 3 ou 4 enfants sur les genoux ou dans les bras de leurs parents, mais quand même! Belle optimisation de l'espace! Et puis de temps en temps, il m'a semblé entendre des piaillements... et j'ai plus tard pu confirmer qu'il y avait aussi une poule et quelques poussins sous la banquette devant moi. La poule n'avait pas de cache-nez ni de Kleenex, donc elle n'avait normalement pas la grippe...
On continue notre route. Les paysages défilent, constellés de palmiers. Soudain un trou que la chauffeur n'évite pas. Un grand claquement retenti, et le chauffeur arrête le minibus quelques centaines de mètres plus loin. Il descend pour examiner l'engin, puis finit par remonter et repartir, à une allure un peu plus modeste. Après quelque chose comme 1h de route, arrêt impromptu à un garage, tout le monde descend du camion, en plein soleil, et se regroupe au pied de l'unique arbre et de ses quelques branches qui apporte une ombre mitée. En voyant le minibus dans son ensemble, on constate alors qu'il penche vers l'avant, comme si tout un lourd chargement était caché dans le moteur, alors qu'en réalité c'est à l'arrière que son empilé plusieurs dizaines de kilos de riz ou de farine! Il y a donc vraiment quelque chose qui s'est cassé tout à l'heure, mais qui ne nous a heureusement pas empêché de rouler jusqu'ici. Mais suffisamment important quand même pour que le chauffeur juge important de réparer toute affaire cessante, quitte à nous laisser poireauter au pied de notre arbre!
Heureusement, juste à côté, il y avait un petit bar/restaurant, et quelques raffraîchissements plus tard, nous avons pu reprendre la route, à une allure nettement plus soutenue. Au passage on a permuté les places, et j'ai lâchement cédé mes barres de fer et ma poignée dans le dos à Sabine. Mais comme elle n'avait pas de sac sur les genoux, elle pouvait plus facilement bouger et même dormir un peu en se reposant sur le siège devant, donc j'ai eu un peu moins de scrupules.
Après quelque chose comme 5h de route, en gagnant peu à peu de la place au fur et à mesure des arrêts pour décharger les passagers et le chargement, nous sommes arrivés à Kampot vers les 15h, en plein soleil. Le minibus a refusé de nous déposer quelques kilomètres plus loin à notre lieu de résidence, pas très sympa. On pense qu'il a des accords avec les motodops qui sont arrivés en nuée autour du minibus appatés par tous ces touristes. Et les touristes les ont déçu, puisque nous sommes partis à pieds! Céline a même failli partir à cloche-pied, une de ses chaussures ayant mystérieusement disparue durant le voyage! Delphine avait heureusement une paire de tong de rechange avec elle.
Arrivé sur place, la première chose que nous avons cherché, c'est un restaurant. Nous en avons trouvé un au bord de la rivière, et à cette heure nous avons surpris tout le personnel en pleine sieste! Mais 7 touristes à nourrire les ont promptement réveillé. La prise de commande a été fastidieuse, la jeune femme ayant du mal à comprendre ce que l'on voulait, et notant à chaque très scrupuleusement le nom exact du plat d'après la carte (pourtant pas si fournie que ça). Cela aurait du éveiller nos soupçons, car au bout de plusieurs dizaines de minutes d'attente et de boissons et plats arrivant au compte goutte, une personne , à savoir Yann, n'était pas servie, et la demoiselle est arrivée goguenarde de la cuisine en disant qu'elle avait oublié! Yann a trouvé cela beaucoup moins drôle, et encore moins quand 2 mn après elle est revenue lui dire qu'il n'y a avait pas le plat qu'il avait commandé 3/4 d'heure plus tôt... Il faut dire que des spaghettis carbonara au fin fond du Cambodge...
Une fois restaurés, direction "Les manguiers". Les motodops se consultent et affirment connaître le lieu. Super! L'un d'eux part comme une flèche, les autres suivent un peu à la traîne. On passe un pont au dessus de la rivière (ne pas tomber, ne pas tomber), puis on s'engage sur un chemin de terre. Comme on pouvait le prévoir, en fait ils n'allaient pas où il fallait! Et Delphine a eut du mal à rattraper le motodop de tête et à l'arrêter. Demi-tour, on retraverse le pont (ne pas tomber, ne pas tomber), et on repart sur une petite route qui devient chemin au milieu des rizières. Quelques kilomètres et apparaissent quelques grandes bâtisses: c'est là, au pied de la rivière. Les motodops sont payés au tarif négocié, malgré leurs protestations (peu vigoureuses), mais après tout ce sont eux qui se sont trompés!

La maison où nous avons logé, juchée sur pilotis.


Je n'étais pas seul, nous sommes partis à 7. Et, miracle de la technologie, voici (enfin) des photos!

Le groupe presque au complet.
De gauche à droite:
- Delphine
- Sabine (de dos)
- Carha
- Céline (de dos)
- Caroline

Yann, venu m'épauler dans mon rôle de minorité masculine


Et parce que c'est quand même mieux de face que de dos, revoici Sabine et Céline.
Le lieu où nous nous sommes rendus s'appelle "Les manguiers" et se situe à quelques kilomètres de Kampot, petite bourgade du sud-ouest du Cambodge. C'est une maison d'hôte tenue par des franco-khmers installés là depuis quelques années, et qui ont aménagé sur un superbe terrain, entre rivière et rizières, une maison sur pilotis avec 3 chambres pour accueillir quelques invités de passage.
Après l'effeverscence et le bruit de la capitale, ce petit coin de nature est un hâvre de paix, au silence à peine troublé par le passage de quelques petites barges de sable sur la rivière et de quelques rares mobilettes au loin...
Mais le paradis ça se mérite. Et pour se rendre là, nous avons pris un minibus. Et là ça a été toute une aventure!
Déjà pour se rendre au lieu de rendez-vous. Comme il se doit, mon motodop ne connaissait pas le chemin, malgré son acquissement assuré lorsque je lui ai montré le plan et dit le nom du boulevard Mao Tsé-tung. Et comme les panneaux sont rares et petits, et la circulation intense aux voisinages des marchés, ils nous a fallu quelques détours pour arriver à destination. Et là, problème: le rendez-vous était devant le théatre Chenla en face de l'hôtel Intercontinental. Apparemment c'était simple, sauf que la place était immense! Et le théatre introuvable. Et n'ayant pu faire débloquer la veille mon téléphone Orange(TM), je n'avais toujours pas de moyen de joindre quelqu'un... Heureusement en tournant autour de la place, tout le monde à fini par se retrouver. Direction ce qui doit être une gare routière plus ou moins officielle, bondée de véhicules en tous genres, avec aucune indication de leur destination! Mais Delphine avait un guide qui nous a conduit à un minibus à moitié rempli. 3$ la place, parfait!
Nous voilà donc en train d'embarquer. 3 personnes s'installent à l'arrière, et l'on s'apprête à rabattre la banquette mais l'on nous intime qu'une 4ème personne s'installe. Idem à la banquette de devant (prévue pour 2 personnes) + le strapontin (1 personne). 4 personnes pour 3 places, j'ai donc la chance de tomber... entre la banquette et le strapontin, avec 1 barre de fer sous chaque fesse, un vide au milieu et la poignée pour rabattre la banquette dans le dos. Sur les genoux mon sac à dos et mon appareil photo... Et les gens continuent à s'entasser sur les autres banquettes... et sur le toit!
Puis c'est le départ... enfin presque parce que 200m après on s'arrête pour prendre quelques personnes de plus sur le toit. Puis on repart... pour 300m avant de charger d'énormes sacs de riz ou de farine dans le coffre. Encore un ou deux arrêts, et cette fois c'est vraiment parti. Enfin un peu au ralenti, car ça bouchonne pas mal dans le coin.
Encore tous frais et content de notre départ en week-end, on ne pense à rien d'autre pour le moment qu'à manger quelques croissants et pains au chocolat, arrosés de jus de fruits, et à papoter un peu.
Puis la route défile... certains entame une petite sieste, moi je commence à bien sentir les barres des sièges et la poignée dans le dos... et un peu moins la circulation dans mes jambes. Quelques tentatives pour décaler mes fesses de 2cm vers la droite ou la gauche histoire de laisser passer quelques litres de globules rouges oxygénés...
J'observe le paysage, et puis je suis intrigué par une personne sur les sièges tout à l'avant du minibus. Il est assis sur les genoux de 2 autres personnes, et se retrouve donc le nez à environ 5 cm du pare-brise. Si le chauffeur freine un peu fort, il va avoir le nez encore plus plat qu'avant!!! Sauf que... c'est bizarre, quand ça klaxonne, il remue le bras au même moment... Et quand ça tourne aussi... Mais ?!? C'est lui le chauffeur!!! Et oui! Conduire assis sur 2 autres personnes, c'est possible! J'aurais bien pris une photo, mais j'étais bien incapable de pouvoir remuer suffisamment pour sortir l'appareil du sac et le tenir!
Alors pour passer le temps, j'ai compté les places assises: 4 banquettes de 3 places + 2 places à l'avant + 1 pour le chauffeur = 15 places. Et combien de personnes? A vrai dire je n'ai pas le compte exact, car je n'ai pas vu le nombre de personnes sur le toit, mais on était au moins 25, voire 30! OK il y avait 3 ou 4 enfants sur les genoux ou dans les bras de leurs parents, mais quand même! Belle optimisation de l'espace! Et puis de temps en temps, il m'a semblé entendre des piaillements... et j'ai plus tard pu confirmer qu'il y avait aussi une poule et quelques poussins sous la banquette devant moi. La poule n'avait pas de cache-nez ni de Kleenex, donc elle n'avait normalement pas la grippe...
On continue notre route. Les paysages défilent, constellés de palmiers. Soudain un trou que la chauffeur n'évite pas. Un grand claquement retenti, et le chauffeur arrête le minibus quelques centaines de mètres plus loin. Il descend pour examiner l'engin, puis finit par remonter et repartir, à une allure un peu plus modeste. Après quelque chose comme 1h de route, arrêt impromptu à un garage, tout le monde descend du camion, en plein soleil, et se regroupe au pied de l'unique arbre et de ses quelques branches qui apporte une ombre mitée. En voyant le minibus dans son ensemble, on constate alors qu'il penche vers l'avant, comme si tout un lourd chargement était caché dans le moteur, alors qu'en réalité c'est à l'arrière que son empilé plusieurs dizaines de kilos de riz ou de farine! Il y a donc vraiment quelque chose qui s'est cassé tout à l'heure, mais qui ne nous a heureusement pas empêché de rouler jusqu'ici. Mais suffisamment important quand même pour que le chauffeur juge important de réparer toute affaire cessante, quitte à nous laisser poireauter au pied de notre arbre!
Heureusement, juste à côté, il y avait un petit bar/restaurant, et quelques raffraîchissements plus tard, nous avons pu reprendre la route, à une allure nettement plus soutenue. Au passage on a permuté les places, et j'ai lâchement cédé mes barres de fer et ma poignée dans le dos à Sabine. Mais comme elle n'avait pas de sac sur les genoux, elle pouvait plus facilement bouger et même dormir un peu en se reposant sur le siège devant, donc j'ai eu un peu moins de scrupules.
Après quelque chose comme 5h de route, en gagnant peu à peu de la place au fur et à mesure des arrêts pour décharger les passagers et le chargement, nous sommes arrivés à Kampot vers les 15h, en plein soleil. Le minibus a refusé de nous déposer quelques kilomètres plus loin à notre lieu de résidence, pas très sympa. On pense qu'il a des accords avec les motodops qui sont arrivés en nuée autour du minibus appatés par tous ces touristes. Et les touristes les ont déçu, puisque nous sommes partis à pieds! Céline a même failli partir à cloche-pied, une de ses chaussures ayant mystérieusement disparue durant le voyage! Delphine avait heureusement une paire de tong de rechange avec elle.
Arrivé sur place, la première chose que nous avons cherché, c'est un restaurant. Nous en avons trouvé un au bord de la rivière, et à cette heure nous avons surpris tout le personnel en pleine sieste! Mais 7 touristes à nourrire les ont promptement réveillé. La prise de commande a été fastidieuse, la jeune femme ayant du mal à comprendre ce que l'on voulait, et notant à chaque très scrupuleusement le nom exact du plat d'après la carte (pourtant pas si fournie que ça). Cela aurait du éveiller nos soupçons, car au bout de plusieurs dizaines de minutes d'attente et de boissons et plats arrivant au compte goutte, une personne , à savoir Yann, n'était pas servie, et la demoiselle est arrivée goguenarde de la cuisine en disant qu'elle avait oublié! Yann a trouvé cela beaucoup moins drôle, et encore moins quand 2 mn après elle est revenue lui dire qu'il n'y a avait pas le plat qu'il avait commandé 3/4 d'heure plus tôt... Il faut dire que des spaghettis carbonara au fin fond du Cambodge...
Une fois restaurés, direction "Les manguiers". Les motodops se consultent et affirment connaître le lieu. Super! L'un d'eux part comme une flèche, les autres suivent un peu à la traîne. On passe un pont au dessus de la rivière (ne pas tomber, ne pas tomber), puis on s'engage sur un chemin de terre. Comme on pouvait le prévoir, en fait ils n'allaient pas où il fallait! Et Delphine a eut du mal à rattraper le motodop de tête et à l'arrêter. Demi-tour, on retraverse le pont (ne pas tomber, ne pas tomber), et on repart sur une petite route qui devient chemin au milieu des rizières. Quelques kilomètres et apparaissent quelques grandes bâtisses: c'est là, au pied de la rivière. Les motodops sont payés au tarif négocié, malgré leurs protestations (peu vigoureuses), mais après tout ce sont eux qui se sont trompés!

La maison où nous avons logé, juchée sur pilotis.


Vues sur la rivière depuis la terrasse et vue depuis le bord de l'eau

Vue depuis la chambre de l'autre côté de la maison: Rizières à perte de vue...

Une averse très localisée sur la rive d'en face, au couché du soleil.
Couché de soleil sur la rivière.
Après une partie de Jungle speed (un jeu très rigolo, et suffisamment facile pour que je comprenne en quelques minutes) et une séance de contemplation des étoiles (c'est dingue comme on en voit dès que l'on s'éloigne de la civilisation et de ces lumières perpétuelles), ce fut une bonne nuit de sommeil, avec comme seul fond sonore quelques grenouilles dans les rizières et les criquets...
Le lendemain, après un magnifique petit déjeuner à l'Européenne, ballade au programme. Il y a cission (amicale) du groupe car les suffrages se partagent entre 2 destinations:
On part donc et on commence à cheminer au milieu des rizières. Environ 1/4 d'heure plus tard, le vélo devant moi s'arrête d'un coup... et moi aussi, mais encore une fois par dessus le guidon!
J'en ressort avec seulement de la poussière rouge sur mon bermuda, mais un doute sur le fonctionnement de mes freins. Quelques coups de pédales et de freins me permettent de me rendre compte (mais un peu tard) que je n'ai pas du tout de frein à l'arrière et qu'à l'avant, si on appuie un peu trop fort, le frein se bloque! CQFD. Mais il est un peu tard pour faire machine arrière, alors il faudra juste que j'anticipe les prochains freinages...
L'expédition continue. Le soleil tape, et ne trouvant pas de casquette ou de Krama (foulard cambodgien) pour me protéger le crâne, j'improvise un turban avec un T-shirt de secours, et le résultat est, d'après mes compagnes, tout à fait réussi. Je n'ai pas (encore) vu de photos pour savoir si cela était vrai.
En chemin, c'est une averse de "Hello" qui nous accueille. Souvent se sont les personnes, et surtout les enfants, dans les échoppes ou devant les maisons, mais parfois aussi, on se retrouve à répondre "Hello" à un buisson ou une haie de cocotiers, incapables de repérer l'auteur du salut!
Quand aux signes de la main appuyés que nous font certains, on essaye d'y répondre parfois, mais tenir le guidon d'une seule main sur un chemin défoncé, j'ai encore du mal!

Un peu plus loin, c'est un magnifique buffle surpris en pleine séance de Thalassothérapie que nous rencontrons.
Mais en fait, nous nous sommes vite aperçu que dès le départ, nous nous sommes trompés de direction! Nous devions faire une boucle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et en fait nous avons tout fait à l'envers. Cependant, nous avons quand même pris les bons chemins, ce qui n'est pas si mal!
Mais arrivés au pied du Mont Blanc, nous n'avons pas pu repérer avec certitude le chemin pour monter. On nous avait dit "vous verrez, vous ne pouvez pas vous tromper, c'est un chemin qui monte tout droit vers le sommet". En arrivant, on a bien vu un "chemin" (disons une trouée dans les plantes) qui montait de manière fort abrupte, si bien que nous avons pensé que ce n'était pas cela, et qu'étant arrivé du mauvais côté, ce devait être plus loin. Mais après une vingtaine de minutes de recherche, et des tas de petits chemins partant dans tous les sens, nous ne savions plus que faire, d'autant qu'il ne nous semblait pas raisonnable de partir au hasard dans la nature (il peut y avoir des mines), et que l'heure avançait. Donc nous avons fait l'impasse sur l'ascension et sur la vue sûrement magnifique au sommet. Tant pis, une prochaine fois peut-être!
Mais du coup, nous avons pu prendre le temps de visiter une pagode et de nous arrêter au fur et à mesure des rencontres.
A la pagode, le spectacle était partagé! Les enfants ne nous on pas lâchés d'une semelle, et étaient ravis de jouer avec nous.
Sabine en particulier a vraiment un sens du contact formidable avec eux, et leur a appris en quelques minutes à jouer à "1 2 3 soleil", devenu en Khmer "Muy Pii Baï Tchop!" (soit 1, 2, 3 stop!)

Elle s'est tout particulièrement faite une nouvelle ami de cette charmante petite fille, à laquelle elle a aussi tenté, avec Céline de jouer à d'autres jeux en se frappant dans les mains, mais avec moins de réussite!
Quelques femmes assez âgées étaient là aussi, et nous on fait l'honneur de nous ouvrir la salle hébergeant le Bouddha. Ne sachant trop comment nous y prendre, nous nous sommes contentés de nous déchausser et de nous assoir au sol, en silence, en prenant soin de ne pas orienter la plante des pieds vers Bouddha, car cela ne se fait pas.
En entrant dans la pagode, les filles ont également revêtu chacune un foulard pour cacher leurs épaules, et il convient également de se découvrir la tête.

Un peu plus loin, 2 pêcheurs nous arrêtent pour nous faire la démonstration de leur lancé de filets lestés dans une marre boueuse de laquelle ils tirent de gros poissons chats.

Un groupe de garçons joue à une variante du badmington, sans raquette ni filet, le but étant de se renvoyer, aussi bien à la main qu'au pied, une sorte de volant constitué d'un assemblage de disques sur une tige. Il n'a pas fallu 5mn à Sabine pour être de la partie!

Quand aux enfants, ils nous entourent et nous observent...

Et le numérique a cela de génial que l'on peut prendre une photo et montrer le résultat aux gamins, d'abord incrédules puis morts de rire à la vue de leur image et de celles de leurs copains! Les adultes aussi d'ailleurs!
Et puis il a bien fallu rentrer :-(
On est parti avec une heure de retard car nos petits camarades partis à la cascade se sont un peu paumés! Et on avait pas vraiment réfléchi que cela signifiait qu'une bonne partie du voyage du retour se ferait de nuit.
Echaudés par l'épopée du minibus, nous avions réservés 2 taxis pour nous seuls, ce qui était nettement plus confortable. J'ai même eu le plaisir de me retrouver à l'avant côté passager ... Enfin le plaisir fut de courte durée, car dès que nous avons dépassé les chemins défoncés où les taxis roulaient au ralenti, j'ai commencé à avoir la main crispée sur la poignée
de la porte, car:
- Malgré le compteur de vitesse obstinément bloqué à 0, nous roulions bien plus vite, à vue de nez à 80km/h, voir plus, y compris en passant les villes et villages au milieu de vélos, motos et piétons en tous sens
- Parce que la ceinture de sécurité était inutilisable (et bien évidemment pas d'airbag au programme)
- Parce que le seul et unique moyen de prévention/signalisation qu'est le klaxon (je rappelle que la seule règle de conduite à peu près respectée est de klaxonner le plus bruyamment possible pour que les autres se poussent) était littérallement aphone dans notre taxi! C'est à peine si nous l'entendion à l'intérieur, donc à l'extérieur et à distance ... Pourtant notre chauffeur s'obstinait à appuyer dessus avec ferveur, visiblement persuadé que le geste devait suffire à son efficacité.
Ajoutez ensuite la venue de la nuit, sur des routes défoncées, pas éclairées, avec des véhicules et piétons sans aucune lumière y compris à contresens, ou au contraire des voitures en face bloquées en plein phares, de sorte qu'il devenait quasiment impossible pour nous de distinguer le bord de la route et quoique ce soit qui aurait pu s'y trouver ... Les quelques 3 heures de trajet m'ont paru le double ...
Décidemment en dehors du Paradis, c'est l'enfer!!!
"I must be strong and carry on
'cause I know I don't belong here in heaven ... "
Eric Clapton - Tears in Heaven

Vue depuis la chambre de l'autre côté de la maison: Rizières à perte de vue...

Une averse très localisée sur la rive d'en face, au couché du soleil.
Couché de soleil sur la rivière.
Après une partie de Jungle speed (un jeu très rigolo, et suffisamment facile pour que je comprenne en quelques minutes) et une séance de contemplation des étoiles (c'est dingue comme on en voit dès que l'on s'éloigne de la civilisation et de ces lumières perpétuelles), ce fut une bonne nuit de sommeil, avec comme seul fond sonore quelques grenouilles dans les rizières et les criquets...
Le lendemain, après un magnifique petit déjeuner à l'Européenne, ballade au programme. Il y a cission (amicale) du groupe car les suffrages se partagent entre 2 destinations:
- Une cascade raffraîchissante de l'autre côté de la rivière: ce sont Yann, Carha et Delphine qui optent pour cette destination à pieds
- L'escalade du Mont Blanc (et oui!), le (petit) pic visible tout à fait à gauche sur la photo de la vue des rizières depuis la chambre, que l'on rejoint en vélo et que l'on grimpe à pieds.
On part donc et on commence à cheminer au milieu des rizières. Environ 1/4 d'heure plus tard, le vélo devant moi s'arrête d'un coup... et moi aussi, mais encore une fois par dessus le guidon!
J'en ressort avec seulement de la poussière rouge sur mon bermuda, mais un doute sur le fonctionnement de mes freins. Quelques coups de pédales et de freins me permettent de me rendre compte (mais un peu tard) que je n'ai pas du tout de frein à l'arrière et qu'à l'avant, si on appuie un peu trop fort, le frein se bloque! CQFD. Mais il est un peu tard pour faire machine arrière, alors il faudra juste que j'anticipe les prochains freinages...
L'expédition continue. Le soleil tape, et ne trouvant pas de casquette ou de Krama (foulard cambodgien) pour me protéger le crâne, j'improvise un turban avec un T-shirt de secours, et le résultat est, d'après mes compagnes, tout à fait réussi. Je n'ai pas (encore) vu de photos pour savoir si cela était vrai.
En chemin, c'est une averse de "Hello" qui nous accueille. Souvent se sont les personnes, et surtout les enfants, dans les échoppes ou devant les maisons, mais parfois aussi, on se retrouve à répondre "Hello" à un buisson ou une haie de cocotiers, incapables de repérer l'auteur du salut!
Quand aux signes de la main appuyés que nous font certains, on essaye d'y répondre parfois, mais tenir le guidon d'une seule main sur un chemin défoncé, j'ai encore du mal!

Un peu plus loin, c'est un magnifique buffle surpris en pleine séance de Thalassothérapie que nous rencontrons.
Mais en fait, nous nous sommes vite aperçu que dès le départ, nous nous sommes trompés de direction! Nous devions faire une boucle dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et en fait nous avons tout fait à l'envers. Cependant, nous avons quand même pris les bons chemins, ce qui n'est pas si mal!
Mais arrivés au pied du Mont Blanc, nous n'avons pas pu repérer avec certitude le chemin pour monter. On nous avait dit "vous verrez, vous ne pouvez pas vous tromper, c'est un chemin qui monte tout droit vers le sommet". En arrivant, on a bien vu un "chemin" (disons une trouée dans les plantes) qui montait de manière fort abrupte, si bien que nous avons pensé que ce n'était pas cela, et qu'étant arrivé du mauvais côté, ce devait être plus loin. Mais après une vingtaine de minutes de recherche, et des tas de petits chemins partant dans tous les sens, nous ne savions plus que faire, d'autant qu'il ne nous semblait pas raisonnable de partir au hasard dans la nature (il peut y avoir des mines), et que l'heure avançait. Donc nous avons fait l'impasse sur l'ascension et sur la vue sûrement magnifique au sommet. Tant pis, une prochaine fois peut-être!
Mais du coup, nous avons pu prendre le temps de visiter une pagode et de nous arrêter au fur et à mesure des rencontres.A la pagode, le spectacle était partagé! Les enfants ne nous on pas lâchés d'une semelle, et étaient ravis de jouer avec nous.
Sabine en particulier a vraiment un sens du contact formidable avec eux, et leur a appris en quelques minutes à jouer à "1 2 3 soleil", devenu en Khmer "Muy Pii Baï Tchop!" (soit 1, 2, 3 stop!)

Elle s'est tout particulièrement faite une nouvelle ami de cette charmante petite fille, à laquelle elle a aussi tenté, avec Céline de jouer à d'autres jeux en se frappant dans les mains, mais avec moins de réussite!
Quelques femmes assez âgées étaient là aussi, et nous on fait l'honneur de nous ouvrir la salle hébergeant le Bouddha. Ne sachant trop comment nous y prendre, nous nous sommes contentés de nous déchausser et de nous assoir au sol, en silence, en prenant soin de ne pas orienter la plante des pieds vers Bouddha, car cela ne se fait pas.
En entrant dans la pagode, les filles ont également revêtu chacune un foulard pour cacher leurs épaules, et il convient également de se découvrir la tête.

Un peu plus loin, 2 pêcheurs nous arrêtent pour nous faire la démonstration de leur lancé de filets lestés dans une marre boueuse de laquelle ils tirent de gros poissons chats.

Un groupe de garçons joue à une variante du badmington, sans raquette ni filet, le but étant de se renvoyer, aussi bien à la main qu'au pied, une sorte de volant constitué d'un assemblage de disques sur une tige. Il n'a pas fallu 5mn à Sabine pour être de la partie!

Quand aux enfants, ils nous entourent et nous observent...

Et le numérique a cela de génial que l'on peut prendre une photo et montrer le résultat aux gamins, d'abord incrédules puis morts de rire à la vue de leur image et de celles de leurs copains! Les adultes aussi d'ailleurs!
Et puis il a bien fallu rentrer :-(
On est parti avec une heure de retard car nos petits camarades partis à la cascade se sont un peu paumés! Et on avait pas vraiment réfléchi que cela signifiait qu'une bonne partie du voyage du retour se ferait de nuit.
Echaudés par l'épopée du minibus, nous avions réservés 2 taxis pour nous seuls, ce qui était nettement plus confortable. J'ai même eu le plaisir de me retrouver à l'avant côté passager ... Enfin le plaisir fut de courte durée, car dès que nous avons dépassé les chemins défoncés où les taxis roulaient au ralenti, j'ai commencé à avoir la main crispée sur la poignée
de la porte, car:
- Malgré le compteur de vitesse obstinément bloqué à 0, nous roulions bien plus vite, à vue de nez à 80km/h, voir plus, y compris en passant les villes et villages au milieu de vélos, motos et piétons en tous sens
- Parce que la ceinture de sécurité était inutilisable (et bien évidemment pas d'airbag au programme)
- Parce que le seul et unique moyen de prévention/signalisation qu'est le klaxon (je rappelle que la seule règle de conduite à peu près respectée est de klaxonner le plus bruyamment possible pour que les autres se poussent) était littérallement aphone dans notre taxi! C'est à peine si nous l'entendion à l'intérieur, donc à l'extérieur et à distance ... Pourtant notre chauffeur s'obstinait à appuyer dessus avec ferveur, visiblement persuadé que le geste devait suffire à son efficacité.
Ajoutez ensuite la venue de la nuit, sur des routes défoncées, pas éclairées, avec des véhicules et piétons sans aucune lumière y compris à contresens, ou au contraire des voitures en face bloquées en plein phares, de sorte qu'il devenait quasiment impossible pour nous de distinguer le bord de la route et quoique ce soit qui aurait pu s'y trouver ... Les quelques 3 heures de trajet m'ont paru le double ...
Décidemment en dehors du Paradis, c'est l'enfer!!!
"I must be strong and carry on
'cause I know I don't belong here in heaven ... "
Eric Clapton - Tears in Heaven
13 septembre 2006
Cadeau Bonux
Re-coucou,
Comme j'ai des petits camarades qui soit:
a) sont plus performant que moi
b) ne dorment pas la nuit
c) ont l'Internet chez eux par laser sur-modulé à phase quantique satellitaire
d) font cela au lieu de bosser ;-)
voici 2 liens vers les sites de 2 autres volontaires, qui en plus sont là depuis plusieurs mois et ont donc raconté déjà plus de choses:
Comme j'ai des petits camarades qui soit:
a) sont plus performant que moi
b) ne dorment pas la nuit
c) ont l'Internet chez eux par laser sur-modulé à phase quantique satellitaire
d) font cela au lieu de bosser ;-)
voici 2 liens vers les sites de 2 autres volontaires, qui en plus sont là depuis plusieurs mois et ont donc raconté déjà plus de choses:
- http://josephcambodge.blogspot.com : le blog de Joseph, l'expert es-informatique du centre, et à qui je dois mes premières soirées et rencontres. Un athlète aussi capable de trouver à peu près où qu'il soit un endroit pour se coucher ;-) Au passage, merci à lui pour m'avoir permis de trouver sans chercher trop loin le site de blog... et le titre!
- http://frederic.relange.free.fr/cambodge/ : un p'tit gars bien sympa qui est ici en stage "tandem", un concept européen intéressant qui propose d'associer un français parlant espagnol et un (en l'occurence une) espagnol(e) parlant français, et qui ne se connaissent pas, sur un projet commun quelque part au bout du monde. Souvent c'est l'Amérique latine, espagnol oblige, mais eux, Frédéric et Noémie, ont pioché le Cambodge!
Les amis de mes amis sont mes amis...
Salut l'occident!
Quelques nouvelles neuves du sud-est asiatique...
Ce week-end, je n'ai pas bougé de Phnom Pehn. D'une part, le décalage horaire enfin absorbé, j'en ai profité pour me faire 2 bonnes grasses matinées très profitables! Et puis je devais préparer une petite sauterie chez moi pour lundi soir, donc faire quelques courses (ce qui n'est pas simple quand on se retrouve devant tout un tas de produits dont on ignore comment ils se cuisinent ou même de quoi il s'agit!), et préparer un maximum de glaçons fait maison à l'eau potable (les glaçons faits ailleurs étant souvent suspects...).
Cela faisait 2 jours qu'il n'avait pas plus, et finalement dimanche après-midi on a eu droit à une bonne grosse averse qui est venue raffraîchir l'atmosphère... mais également faire déborder les égouts et laisser de grosses flaques boueuses rendant plus périlleux encore la circulation!
Et puis Dimanche soir, j'étais invité à une "crèpe party" chez Delphine (prof de français au CCF que j'avais rencontré le week-end précédent). En tout une dizaine de français, toujours d'origines et exerçant des activités très différentes, plus également quelques Khmers francophones (c'est quand même plus simple pour discuter un peu). Et c'est marrant, parce que quand on rencontre une personne à une soirée, en général elle vous invite à une autre... ou vous rencontrez d'autres personnes... qui vous invitent à leur tour... et ainsi de suite, d'où le titre de ce petit billet. Du coup, entre ces diverses soirées et les personnes qui travaillent avec moi, j'ai rencontré plus de personnes en 2 semaines que depuis 1 an ou 2! D'autant plus que bien que toutes ces personnes soient dans des domaines très différents (et ce n'est pas toujours évident pour un informaticien par exemple de trouver des centres d'intérêt commun avec une infirmière ou un expert comptable!), je pense que la motivation commune de toutes ces personnes à venir s'investir sur le long terme dans un pays étranger lointain, et en étant souvent peu ou pas payées, crée de facto un terrain d'entente et une similitude d'état d'esprit (souvent aussi lié aux aspects environnementaux et humains), et donc des liens plus immédiats! Enfin, c'est mon analyse psychologique de comptoir qui me fait dire cela ;-)
Avec les Khmers, c'est assez différents. Déjà, d'un point de vue culturel, historique et économique, il y a un fossé énorme! Si on ajoute la barrière de la langue ça devient encore plus compliqué. Mais pourtant, pour la plupart, les Khmers sont très souriants et calmes, et donc abordables. Et puis il y a des différences d'habitudes dans la vie de tous les jours:
Voilà pour ces quelques news et considérations sur la société cambodgienne. Il est déjà presque 21h, l'heure où la majorité des restaurant se vident et ferment peu après leur porte! Je sens que ce soir ça va être nouilles liophylisées et fruits (des ramboutans, des cousins du litchee, avec une peau beaucoup plus épaisse, couverte d'épines molles, et avec un noyau central qui n'est pas lisse mais comme du bois). En même temps, si je me couche plus tôt ce soir, ce ne sera pas une mauvaise chose, puisque normalement demain il y a un concert de Jazz, et samedi c'est probablement un départ matinal qui m'attend pour notre excursion littorale.
J'ai quelques photos de Phnom Pehn et de la pluie de ce week-end, je vais tâcher de les mettre en ligne bientôt pour égailler quelque peu tout ce bla-bla!
A bientôt la France, l'Australie, Monaco et le reste du monde !!!
Quelques nouvelles neuves du sud-est asiatique...
Ce week-end, je n'ai pas bougé de Phnom Pehn. D'une part, le décalage horaire enfin absorbé, j'en ai profité pour me faire 2 bonnes grasses matinées très profitables! Et puis je devais préparer une petite sauterie chez moi pour lundi soir, donc faire quelques courses (ce qui n'est pas simple quand on se retrouve devant tout un tas de produits dont on ignore comment ils se cuisinent ou même de quoi il s'agit!), et préparer un maximum de glaçons fait maison à l'eau potable (les glaçons faits ailleurs étant souvent suspects...).
Cela faisait 2 jours qu'il n'avait pas plus, et finalement dimanche après-midi on a eu droit à une bonne grosse averse qui est venue raffraîchir l'atmosphère... mais également faire déborder les égouts et laisser de grosses flaques boueuses rendant plus périlleux encore la circulation!
Et puis Dimanche soir, j'étais invité à une "crèpe party" chez Delphine (prof de français au CCF que j'avais rencontré le week-end précédent). En tout une dizaine de français, toujours d'origines et exerçant des activités très différentes, plus également quelques Khmers francophones (c'est quand même plus simple pour discuter un peu). Et c'est marrant, parce que quand on rencontre une personne à une soirée, en général elle vous invite à une autre... ou vous rencontrez d'autres personnes... qui vous invitent à leur tour... et ainsi de suite, d'où le titre de ce petit billet. Du coup, entre ces diverses soirées et les personnes qui travaillent avec moi, j'ai rencontré plus de personnes en 2 semaines que depuis 1 an ou 2! D'autant plus que bien que toutes ces personnes soient dans des domaines très différents (et ce n'est pas toujours évident pour un informaticien par exemple de trouver des centres d'intérêt commun avec une infirmière ou un expert comptable!), je pense que la motivation commune de toutes ces personnes à venir s'investir sur le long terme dans un pays étranger lointain, et en étant souvent peu ou pas payées, crée de facto un terrain d'entente et une similitude d'état d'esprit (souvent aussi lié aux aspects environnementaux et humains), et donc des liens plus immédiats! Enfin, c'est mon analyse psychologique de comptoir qui me fait dire cela ;-)
Avec les Khmers, c'est assez différents. Déjà, d'un point de vue culturel, historique et économique, il y a un fossé énorme! Si on ajoute la barrière de la langue ça devient encore plus compliqué. Mais pourtant, pour la plupart, les Khmers sont très souriants et calmes, et donc abordables. Et puis il y a des différences d'habitudes dans la vie de tous les jours:
- - les khmers ont tendance à se lever très tôt, à manger très tôt et à rentrer très tôt. Alors qu'un bon occidental de base à tendance à faire... tout l'inverse!
- - même si les femmes ont une situation plutôt correcte ici, comparé à d'autres pays et d'autres cultures, il y a quand même des traditions très fortes. Une femme et un homme qui ne sont pas en couple ou en famille évitent en général scrupuleusement de se toucher. Il est très mal vu qu'une jeune femme seule reste seule en compagnie d'un homme, ou sorte tard le soir. Même chez les générations récentes plus ouvertes au mode de vie occidental. J'en veux pour preuve que lors de ma soirée de lundi chez moi, deux jeunes Khmeres sont venues vers 19h30, accompagnées, et sont reparties de concert vers les 20h/20h30 chez elles, en ayant à peine bu un petit jus de fruits et grignoté quelques cacahouettes. Une jeune fille ne vie pas seule dans un appartement, elle habite avec sa famille... Bref, tout ça rend les contacts plus difficiles! Et encore, je pense qu'il y a déjà une certaine progression, et que cela devait être plus strict encore il n'y a pas si longtemps. Il n'y a pourtant guère que quelques "réactionnaires" ayant séjourné à l'étranger qui se hasardent à outrepasser ces conventions, mais elles sont rares.
Voilà pour ces quelques news et considérations sur la société cambodgienne. Il est déjà presque 21h, l'heure où la majorité des restaurant se vident et ferment peu après leur porte! Je sens que ce soir ça va être nouilles liophylisées et fruits (des ramboutans, des cousins du litchee, avec une peau beaucoup plus épaisse, couverte d'épines molles, et avec un noyau central qui n'est pas lisse mais comme du bois). En même temps, si je me couche plus tôt ce soir, ce ne sera pas une mauvaise chose, puisque normalement demain il y a un concert de Jazz, et samedi c'est probablement un départ matinal qui m'attend pour notre excursion littorale.
J'ai quelques photos de Phnom Pehn et de la pluie de ce week-end, je vais tâcher de les mettre en ligne bientôt pour égailler quelque peu tout ce bla-bla!
A bientôt la France, l'Australie, Monaco et le reste du monde !!!
02 septembre 2006
Après 5 jours...
J'ai un peu tardé à donner des nouvelles, mais je ne m'attendais pas à un démarrage sur les chapeaux de roues comme cela a été le cas dès le premier jour! Avec les journées de boulot bien remplies et la nuit qui tombe très tôt vers 18h30 qui fait que l'on mange tôt, il ne reste pas beaucoup de temps pour se poser un peu! L'Internet est en plus extrêmement lent (plus d'1h pour télécharger un pauvre fichier de 14Mo), et hier matin, alors que j'étais venu plus tôt pour m'occuper du blog, ma machine a refusé de démarrer...
Mais bon, aujourd'hui c'est samedi, et je suis revenu au Centre pour donner enfin quelques news!
Hier, c'était le premier vendredi du mois. Ce n'est pas un scoop, je vous l'accorde, mais ici cette date est bien connue des expatriés de tous pays. Il y a un bar/restaurant qui s'appelle le "Elsewhere" ("Ailleurs" pour les anglo-refractaires) et qui organise donc tous les premiers vendredi du mois une soirée "expat" où une masse assez impressionnante d'étrangers convergent pour envahir tous les recoins et même jusqu'à la piscine. Etonnant, parce qu'on ne s'attend pas à voir autant d'occidentaux d'un coup. Intéressant aussi parce que l'on rencontre d'autres personnes qui travaillent ici dans des domaines et pour des organisations très variées.
Juste avant, j'ai été invité par Joseph, le responsable informatique français du Centre, à me joindre à lui pour aller prendre l'apéro chez Claire, une française qui travaillent au Cambodge depuis plusieurs années pour Handicap International. Il y avait aussi Giani, un italien qui travaille depuis 8 ans sur des projets lié à l'agriculture (irrigation des rizières), Estelle qui travaille pour la Croix Rouge Française à monter un projet de suivi psychologique et d'aide aux enfants atteinds du Sida, Vanessa une Franco-Cambodgienne détachée par son employeur, Accenture, pour travailler sur un projet de développement et de formation à l'informatique, ainsi qu'un Khmer parfaitement francophone mais dont je n'ai pas retenu le prénom (car les noms ici sont tellement éloignés des notres que l'on n'a plus de points de repère). Bref, un beau melting-pot de personnes d'activités variées, pas toujours très facile certes, mais les conversations ont été très intéressantes.
Comme la soirée s'est terminée vers 2h30 du matin, ce matin j'ai (enfin) fait la grasse matinée. Mes intestins protestants quelques peu, je me suis abstenu de manger ce matin et ce midi, mais là je commence à avoir assez faim! On croise plein d'échoppes présentant des mets divers et (a)variés, et le principe de précaution qui prévaut ici est de ne manger qu'aux endroits dûment testés pas d'autres auparavant sans soucis ultérieur.
Je suis également allé au marché central (Phsar Thmey), un énorme marché (plus ou moins) couvert hébergé par une colossale bâtisse jaune passablement défraîchi (qui date des années 60 je crois). Tout autour, le marché s'aggrandit par un amoncellement de stands couverts par un patchwork de bâches rafilstollées et basse de plafond. Le tout est divisé en secteurs: un énorme hall central qui héberge les stands de bijoux, montres, lunettes de soleil et change d'argent, et tout autour partent en rayons ces longues allées étroites et sinueuses, toujours regroupées par thème: vêtements, quincallerie, chaussures, tissus, électronique, nourriture, ... Je suis entré par une des allées consacrée à la nourriture. Pour commencer, il fait sombre, alors on laisse le temps au yeux de s'acclimater. Et puis il fait chaud, et surtout, dans cette partie, les mélanges d'odeurs ne sont pas toujours des plus heureux, et cela à vite fait de me couper toute envie d'acheter quelque chose à manger! Et on voit de tout... Le plus sympa se sont les stands de fruits et légumes frais: les formes parfois étranges, les couleurs, et les produits sont attirant, mais tout autour, on a des stands de viande, étalée à même le sol entre les jambes du vendeur et sans aucune source de froid, des monceaux de poissons séchés bien odorants, ... J'ai vite quitté cette aile!
Dans tous les stands, il n'y a pas un milimètre carré qui ne soit occupé par quelque chose à vendre, à part un espace tout juste suffisant à laisser la vendeuse format de poche s'assoir. Tout est accumulé en nombre et en une diversité impressionnante. Au niveau vêtements, maroquinerie, ... on trouve des tonnes de marques. De ce que j'ai lu, ce sont soit de vrais produits provenant des usines asiatiques les fabricant, soit des faux. Aucun prix d'affiché nulle part, mais ils sont paraît-il sans aucune comparaison avec ceux pratiqués chez nous. Mais en tant que "Barang" (étranger), il faut négocier dur, et la communication en anglais est souvent incertaine voir inexistante. Je ne me suis pas senti d'attaque à tenter un achat pour le moment, on verra plus tard!
J'avais aussi lu que ce marché était le plus intéressant pour les photographes. J'avais donc emporté mon appareil, mais là aussi je n'ai pas tenté de photographier quoique ce soit. Trop de monde, trop sombre, trop étroit, et la plupart des vendeurs qui vous harcèlent déjà de "Hello", "Want to buy Sir?" tous les mètres, je n'ai pas osé exhiber mon appareil. Donc désolé, pas de photos pour le moment!
Puis je suis allé au Centre pour retrouver les moyens de communication modernes, en essuyant une belle petite ondée rafraîchissante mais humide. J'aurais pu prendre une motodop (moto taxi), mais je préfère aller à pieds le plus souvent possible, car je n'aime pas l'idée d'utiliser de l'essence pour des trajets qui prennent seulement 10 ou 15mn à pieds (voir moins), d'autant que l'on est alors plus attentifs à la navigation à vue du conducteur au milieu des véhicules et piétons en tous sens qu'au décor environnant. Et comme beaucoup n'ont pas la moindre idée de comment atteindre la destination et que moi non plus... L'inconvénient à pieds étant que l'on est tout de suite suitant de sueur, et que les motodops et autres touk-touk (pas sûr de l'orthographe, ce sont des motos tractant une petite remorque couverte) vous harcèlent également tous les 2 mètres, pensant que si j'ai refusé de prendre leur prédecesseur 3 secondes avant, j'aurais certainement changé d'avis depuis!
Comment on appelle ça déjà? Ah oui, le choc des cultures!
Allez, c'est tout pour aujourd'hui. Je ne sais pas encore ce que je ferai demain, à part quelques courses alimentaires, et récupérer mes vêtements auprès du "pressing" artisanal local.
A bientôt!
Mais bon, aujourd'hui c'est samedi, et je suis revenu au Centre pour donner enfin quelques news!
Hier, c'était le premier vendredi du mois. Ce n'est pas un scoop, je vous l'accorde, mais ici cette date est bien connue des expatriés de tous pays. Il y a un bar/restaurant qui s'appelle le "Elsewhere" ("Ailleurs" pour les anglo-refractaires) et qui organise donc tous les premiers vendredi du mois une soirée "expat" où une masse assez impressionnante d'étrangers convergent pour envahir tous les recoins et même jusqu'à la piscine. Etonnant, parce qu'on ne s'attend pas à voir autant d'occidentaux d'un coup. Intéressant aussi parce que l'on rencontre d'autres personnes qui travaillent ici dans des domaines et pour des organisations très variées.
Juste avant, j'ai été invité par Joseph, le responsable informatique français du Centre, à me joindre à lui pour aller prendre l'apéro chez Claire, une française qui travaillent au Cambodge depuis plusieurs années pour Handicap International. Il y avait aussi Giani, un italien qui travaille depuis 8 ans sur des projets lié à l'agriculture (irrigation des rizières), Estelle qui travaille pour la Croix Rouge Française à monter un projet de suivi psychologique et d'aide aux enfants atteinds du Sida, Vanessa une Franco-Cambodgienne détachée par son employeur, Accenture, pour travailler sur un projet de développement et de formation à l'informatique, ainsi qu'un Khmer parfaitement francophone mais dont je n'ai pas retenu le prénom (car les noms ici sont tellement éloignés des notres que l'on n'a plus de points de repère). Bref, un beau melting-pot de personnes d'activités variées, pas toujours très facile certes, mais les conversations ont été très intéressantes.
Comme la soirée s'est terminée vers 2h30 du matin, ce matin j'ai (enfin) fait la grasse matinée. Mes intestins protestants quelques peu, je me suis abstenu de manger ce matin et ce midi, mais là je commence à avoir assez faim! On croise plein d'échoppes présentant des mets divers et (a)variés, et le principe de précaution qui prévaut ici est de ne manger qu'aux endroits dûment testés pas d'autres auparavant sans soucis ultérieur.
Je suis également allé au marché central (Phsar Thmey), un énorme marché (plus ou moins) couvert hébergé par une colossale bâtisse jaune passablement défraîchi (qui date des années 60 je crois). Tout autour, le marché s'aggrandit par un amoncellement de stands couverts par un patchwork de bâches rafilstollées et basse de plafond. Le tout est divisé en secteurs: un énorme hall central qui héberge les stands de bijoux, montres, lunettes de soleil et change d'argent, et tout autour partent en rayons ces longues allées étroites et sinueuses, toujours regroupées par thème: vêtements, quincallerie, chaussures, tissus, électronique, nourriture, ... Je suis entré par une des allées consacrée à la nourriture. Pour commencer, il fait sombre, alors on laisse le temps au yeux de s'acclimater. Et puis il fait chaud, et surtout, dans cette partie, les mélanges d'odeurs ne sont pas toujours des plus heureux, et cela à vite fait de me couper toute envie d'acheter quelque chose à manger! Et on voit de tout... Le plus sympa se sont les stands de fruits et légumes frais: les formes parfois étranges, les couleurs, et les produits sont attirant, mais tout autour, on a des stands de viande, étalée à même le sol entre les jambes du vendeur et sans aucune source de froid, des monceaux de poissons séchés bien odorants, ... J'ai vite quitté cette aile!
Dans tous les stands, il n'y a pas un milimètre carré qui ne soit occupé par quelque chose à vendre, à part un espace tout juste suffisant à laisser la vendeuse format de poche s'assoir. Tout est accumulé en nombre et en une diversité impressionnante. Au niveau vêtements, maroquinerie, ... on trouve des tonnes de marques. De ce que j'ai lu, ce sont soit de vrais produits provenant des usines asiatiques les fabricant, soit des faux. Aucun prix d'affiché nulle part, mais ils sont paraît-il sans aucune comparaison avec ceux pratiqués chez nous. Mais en tant que "Barang" (étranger), il faut négocier dur, et la communication en anglais est souvent incertaine voir inexistante. Je ne me suis pas senti d'attaque à tenter un achat pour le moment, on verra plus tard!
J'avais aussi lu que ce marché était le plus intéressant pour les photographes. J'avais donc emporté mon appareil, mais là aussi je n'ai pas tenté de photographier quoique ce soit. Trop de monde, trop sombre, trop étroit, et la plupart des vendeurs qui vous harcèlent déjà de "Hello", "Want to buy Sir?" tous les mètres, je n'ai pas osé exhiber mon appareil. Donc désolé, pas de photos pour le moment!
Puis je suis allé au Centre pour retrouver les moyens de communication modernes, en essuyant une belle petite ondée rafraîchissante mais humide. J'aurais pu prendre une motodop (moto taxi), mais je préfère aller à pieds le plus souvent possible, car je n'aime pas l'idée d'utiliser de l'essence pour des trajets qui prennent seulement 10 ou 15mn à pieds (voir moins), d'autant que l'on est alors plus attentifs à la navigation à vue du conducteur au milieu des véhicules et piétons en tous sens qu'au décor environnant. Et comme beaucoup n'ont pas la moindre idée de comment atteindre la destination et que moi non plus... L'inconvénient à pieds étant que l'on est tout de suite suitant de sueur, et que les motodops et autres touk-touk (pas sûr de l'orthographe, ce sont des motos tractant une petite remorque couverte) vous harcèlent également tous les 2 mètres, pensant que si j'ai refusé de prendre leur prédecesseur 3 secondes avant, j'aurais certainement changé d'avis depuis!
Comment on appelle ça déjà? Ah oui, le choc des cultures!
Allez, c'est tout pour aujourd'hui. Je ne sais pas encore ce que je ferai demain, à part quelques courses alimentaires, et récupérer mes vêtements auprès du "pressing" artisanal local.
A bientôt!
29 août 2006
Et c'est parti !
Il est 7h du soir ici à Phnom Penh. Je suis bien arrivé pratiquement à l'heure ce matin vers 9h30. Le voyage s'est plutôt bien passé, et n'a pas été trop long, mais je n'ai pas vraiment réussi à dormir.
Ce matin donc, accueil par une des personnes de l'équipe qui m'a emmené directement à l'appartement que je sous-loue à une autre personne qui est partie quelques semaines en congés.
Sitôt arrivé, c'est la grosse baffe! D'abord thermique: il fait chaud et humide, et c'est la saison des pluies (cela fait 5 heures qu'il pleut sans discontinuer, et bien sûr je n'ai pas pensé à prendre un parapluie ou un k-way). Et puis évidemment le pays en lui-même, en tout cas sa capitale grouillante de 2 roues et de pas mal de voitures et camions qui roulent n'importe où et n'importe comment! Ici les sens interdit, feu rouge ou voie de circulation n'ont qu'un rôle assez théorique. Une simple rue en double sens se transforme en fait en 4 voies du fait des véhicules circulant le long des trottoirs mais à contresens! Mais heureusement beaucoup moins vite qu'au Vietnam, la majorité des gens roulent assez lentement.
Arrivé à l'appartement, le temps de prendre une bonne douche raffraîchissante (il n'y a pas d'eau chaude, mais ça ne manque vraiment pas!), de poser un peu les affaires, et on revient me chercher pour aller déjeuner dans le quartier français (histoire de ne pas faire trop "roots" dès le premier jour). Là je rencontre tout le reste de l'équipe française + 1 espagnole, tous super sympas.
Puis arrivé au "bureau", c'est à dire au centre audiovisuel, grande bâtisse de 3 étages, et rencontre du reste de l'équipe. Visite des lieux, première réunion, installation dans la place, et on commence à voir un peu où est-ce que ce projet en est...
J'attendais que la pluie daigne cesser, ou au moins diminuer, mais ça n'a pas l'air de venir! Je pense donc que je vais devoir y aller, et comme ici on se déplace soit en 2 roues (que je n'ai pas encore) soit à pieds, autant dire, bien que l'appart ne soit normalement qu'à une dizaine de minutes, que je devrais arriver là bas dans un état proche de l'éponge !
Aller, je l'aurai méritée cette bonne nuit de sommeil.
Je vous laisse, à très bientôt !
Ce matin donc, accueil par une des personnes de l'équipe qui m'a emmené directement à l'appartement que je sous-loue à une autre personne qui est partie quelques semaines en congés.
Sitôt arrivé, c'est la grosse baffe! D'abord thermique: il fait chaud et humide, et c'est la saison des pluies (cela fait 5 heures qu'il pleut sans discontinuer, et bien sûr je n'ai pas pensé à prendre un parapluie ou un k-way). Et puis évidemment le pays en lui-même, en tout cas sa capitale grouillante de 2 roues et de pas mal de voitures et camions qui roulent n'importe où et n'importe comment! Ici les sens interdit, feu rouge ou voie de circulation n'ont qu'un rôle assez théorique. Une simple rue en double sens se transforme en fait en 4 voies du fait des véhicules circulant le long des trottoirs mais à contresens! Mais heureusement beaucoup moins vite qu'au Vietnam, la majorité des gens roulent assez lentement.
Arrivé à l'appartement, le temps de prendre une bonne douche raffraîchissante (il n'y a pas d'eau chaude, mais ça ne manque vraiment pas!), de poser un peu les affaires, et on revient me chercher pour aller déjeuner dans le quartier français (histoire de ne pas faire trop "roots" dès le premier jour). Là je rencontre tout le reste de l'équipe française + 1 espagnole, tous super sympas.
Puis arrivé au "bureau", c'est à dire au centre audiovisuel, grande bâtisse de 3 étages, et rencontre du reste de l'équipe. Visite des lieux, première réunion, installation dans la place, et on commence à voir un peu où est-ce que ce projet en est...
J'attendais que la pluie daigne cesser, ou au moins diminuer, mais ça n'a pas l'air de venir! Je pense donc que je vais devoir y aller, et comme ici on se déplace soit en 2 roues (que je n'ai pas encore) soit à pieds, autant dire, bien que l'appart ne soit normalement qu'à une dizaine de minutes, que je devrais arriver là bas dans un état proche de l'éponge !
Aller, je l'aurai méritée cette bonne nuit de sommeil.
Je vous laisse, à très bientôt !
20 août 2006
Qui, quoi, quand, comment ?
Salut!
Bienvenue à tous, connu(e)s ou inconnu(e)s. Ce blog est avant tout destiné à servir pour moi de moyen de communication avec mes proches et mes amis du lointain occident durant les quelques mois que je passerai en Asie du sud-est, plus précisément au Cambodge.
Mais commençons par le commencement!
Qui: Gérald, 33 ans et toutes ses dents, résidant à Pau depuis un peu plus d'un an et demi.
Quoi: Ma vie au Cambodge dans le cadre d'une mission en volontariat pour un centre audiovisuel en cours de création à Phnom Pehn, le Centre Hanuman.
Quand: En 2 étapes, une première de 3 semaines fin août pour rencontrer les équipes sur place et me mettre dans le bain, et une seconde de 5 mois vers la fin octobre.
Comment: Par hasard! Il y a pile un mois, j'ai vu passé sur la mailing liste des anciens étudiants de la formation audiovisuelle de l'Université de Valenciennes (dont je fais partie, promo 96-98), une annonce pour cette mission. Je reviendrais en détails là dessus, mais en bref: j'ai pris contact dans l'idée de donner juste quelques conseils ou contacts, voire un petit coup de main bénévolement depuis la France... et finalement je pars!
Voilà tout pour cette (très brève) introduction.
Je vais donc maintenant tâcher de m'astreindre à enrichir régulièrement ce blog afin de vous rendre compte de mon quotidien là bas.
Stay tuned !
Bienvenue à tous, connu(e)s ou inconnu(e)s. Ce blog est avant tout destiné à servir pour moi de moyen de communication avec mes proches et mes amis du lointain occident durant les quelques mois que je passerai en Asie du sud-est, plus précisément au Cambodge.
Mais commençons par le commencement!
Qui: Gérald, 33 ans et toutes ses dents, résidant à Pau depuis un peu plus d'un an et demi.
Quoi: Ma vie au Cambodge dans le cadre d'une mission en volontariat pour un centre audiovisuel en cours de création à Phnom Pehn, le Centre Hanuman.
Quand: En 2 étapes, une première de 3 semaines fin août pour rencontrer les équipes sur place et me mettre dans le bain, et une seconde de 5 mois vers la fin octobre.
Comment: Par hasard! Il y a pile un mois, j'ai vu passé sur la mailing liste des anciens étudiants de la formation audiovisuelle de l'Université de Valenciennes (dont je fais partie, promo 96-98), une annonce pour cette mission. Je reviendrais en détails là dessus, mais en bref: j'ai pris contact dans l'idée de donner juste quelques conseils ou contacts, voire un petit coup de main bénévolement depuis la France... et finalement je pars!
Voilà tout pour cette (très brève) introduction.
Je vais donc maintenant tâcher de m'astreindre à enrichir régulièrement ce blog afin de vous rendre compte de mon quotidien là bas.
Stay tuned !
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